La boîte à idées

Rédigé par Gérard Salouze le Mardi 31 Mars 2009 | Commentaires (0)

Ci-joint le contenu de l'intervention de Patrick Ardois dans le cadre du Conseil de Développement - Agence Double Mixte.



synthese_ardois.pdf synthese_ardois.pdf  (127.72 Ko)

Tags : médias nantes
Rédigé par walter bonomo le Lundi 30 Mars 2009 | Commentaires (0)

Les interviews de l'Observatoire

Patrick Roger, Directeur de France Info était l'invité de l'observatoire universitaire des médias, le vendredi 20 mars 2009.


Interview : Jean-claude Charrier
Réalisation : Walter Bonomo

Rédigé par walter bonomo le Samedi 21 Mars 2009 | Commentaires (0)

Exemple avec le trimestriel XXI : livre, revue, journal ou magazine ?


Le retour des articles longs et du grand reportage ?
Lancé en janvier 2008, le trimestriel XXI dresse un bon bilan de sa première année.

"La moyenne des ventes pour les cinq premiers numéros se situe à 35 000 exemplaires et notre point d'équilibre est à 25 000, affirme Patrick de Saint-Exupéry, rédacteur en chef. Les gens ont du mal à nous définir. Magazine, revue, livre ou journal ? Nous sommes nous-mêmes, c'est tout." Vendu 15 euros, XXI propose 210 pages de grands reportages et illustrations, sans publicité. Il a fait le choix d'être diffusé dans les librairies. "A priori, cela n'avait que des inconvénients, souligne Laurent Beccaria, directeur de la publication. La TVA est à 5,5 % au lieu de 2,1 % pour la presse, le contrat de
distribution avec les NMPP serait plus intéressant. Mais les avantages contrebalancent : nous sommes seuls, davantage mis en valeur qu'en kiosque. Les libraires indépendants jouent bien le jeu et nous soutiennent."

http://www.journalistiques.fr/post/2009/01/30/Le-trimestriel-XXI-demontre-que-la-qualite-est-rentable
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Malgré la situation de crise, de nouveaux titres payants ont fait leur apparition en 2008 et plusieurs projets ont été annoncés. Parallèlement, les journaux installés continuent leur mue.

  • La Tribune, rachetée par Alain Weill en février, sort une nouvelle formule avec des rubriques plus claires, un format plus attrayant. Le logo devient bleu, le format berlinois. Le prix de lancement, 1 €, est garanti jusqu’à fin 2008.

  • 20 février : premier numéro de GQ, magazine masculin visant un public aisé, de plus de 25 ans.

  • 27 mars : lancement du nouveau magazine de Prisma Presse, Femmes, mensuel féminin haut de gamme pour les femmes de plus de 40 ans, « sûres de leurs choix et de leurs goûts ». Le 1er numéro sort le 22 mai.

  • Dans la même ligne, la rédaction de Elle sort son magazine très haut de gamme, Very Elle.

  • Michelin sort en avril un bimensuel Etoile qu’il veut être la référence de la gastronomie.

  • 10 Sport, nouveau quotidien sur l’actualité sportive, arrive en kiosque à la fin de l’été. Financé par Michel Moulin, ex conseiller sportif du PDG et ancien directeur général de Hersant Médias, en partenariat avec Next Radio TV et La Tribune, il est publié sept jours sur sept et vend 50 centimes d’euros. Il revoit sa maquette dès novembre, alors concurrencé par le lancement de Aujourd’hui Sport, du groupe Amaury (propriétaire de L’Equipe) qui reprend les mêmes principes : une publication quotidienne, un prix de 50 centimes.

  • Fin septembre, Vincent Bolloré dit envisager un nouveau quotidien payant généraliste qui coûterait entre 50 centimes et 1€ et s’inspirait de Il Foglio, journal italien de quatre pages qui se décrit comme le journal des gens intelligents – une tournure pour le moins douteuse en termes de communication ! Bolloré annonce également réfléchir à un hebdomadaire gratuit Direct weekend.

  • 17 octobre : premier numéro de Vendredi, nouvel hebdomadaire de huit pages qui se propose de répertorier « chaque semaine les meilleures infos du net », vendu 1,5 €.

Tags : crise presse
Rédigé par Sylvaine Blancheton le Samedi 14 Mars 2009 | Commentaires (0)

La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu le vendredi 20 mars 2009 de 14h30 à 16h00 au Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour Bretagne, Nantes


Patrick ROGER, directeur de France Info
Patrick ROGER, directeur de France Info
France Info : un nouveau souffle

Patrick Roger, né en 1965 à Saint-Pierre-de-Plesguen (Ille-et-Vilaine), est tombé dans l'actualité et les radios libres dès sa jeunesse. Aujourd'hui, à la tête de plus de 200 personnes, il dirige France Info qu'il a relancée en privilégiant les « directs » et le travail d'équipe. Patrick Roger est arrivé à la direction de France Info en avril 2007, quand la station 100% info de Radio France se préparait à fêter ses 20 ans avec des audiences en décroissance. Après avoir réinstallé France Info dans l’ère moderne et reconsidéré le planning des programmes, il a réussi à déloger la morosité présente au sein de la radio.

Avec une voix rassurante, souple et veloutée, Patrick Roger est un journaliste ambitieux mais discret. Dans le monde politique il n’a pas d’amis particuliers. Le patron breton de France Info, qui dévorait dès son jeune âge les pages sportives de Ouest France, a gravi les échelons très rapidement. C’était l’époque des premières radios libres et le temps de Radio Chantepleure : émissions musicales, sportives, informations locales, toutes les fêtes dans la région… et lui toujours au micro, juste pour s’entrainer à ces premiers goûters radiophoniques avant d’apprendre véritablement le métier au Studio école de France (Studec).

Donner les clefs pour comprendre, intéresser les auditeurs aux différentes choses qui les concernent vitalement, comme, par ex., l’économie, science à la fois complexe et imperméable et le stimulus quand le message a été finalement capté par ses auditeurs, voilà ce qui le passionne. Toujours la radio, toujours derrière le micro comme sur une scène, pour lutter contre une timidité, une réserve naturelle liée à son éducation.

Patrick Roger est un batelier qui suit son cap avec méthode. Il rejoint d’abord, en 1990, France Info, puis il se voit confier, en 2000, le journal de 8 heures et la rédaction en chef de la « matinale » à France Inter, et dans ce même intervalle de temps, il sera aussi à la télé comme chef des infos de l’émission 7 à 8, sur TF1. À l’époque, Emmanuel Chain, producteur du magazine, recherchait quelqu’un capable de monter des coups, et tout de suite il a été frappé par la stabilité et le côté rassurant de Patrick Roger, porté par un amour absolu pour sa profession.

Souvent exigeant, mais jamais pénible, il pourrait cependant être un peu plus distancié, pour éviter tout conformisme. Plus qu’un nouveau souffle, Patrick Roger a su, entre décembre 2005 et juillet 2007, amener France Info proche des 10 points d’audience cumulée. Une véritable tempête de chiffres satisfaisants et prometteurs. On peut considérer le patron de France Info un accro de l’information, et il reconnaît cette jolie folie pour l’actualité dont il a du mal à se détacher.


Un DESS d’économie dans l’aménagement du territoire et le développement durable ainsi que un livre(1) écrit à deux sur les dangers menaçant l’environnement dévoilent toutefois qu’il a d’autres champs d’intérêt. Patrick Roger serait-il quelqu'un qui s’engage pour la bonne cause ? Disons qu’il est quelqu’un qui s’implique. Comme journaliste, il s’interdit de militer. Mais s’il n’avait pas fait ce métier, il se serait peut être lancé dans des fonctions politiques locales. Pour Patrick Roger les atouts du succès sont le travail en équipe, le collectif et les professionnels qui gardent la tête à l’endroit. En réintroduisant spécialement une forte dose de « directs », il a su rendre à la station à nouveau sa vigueur d’autrefois.

Essayer, dans les prochaines années, de stabiliser, conserver voire assurer le niveau d’audience acquis, est un challenge assez délicat et nous lui souhaitons bonne chance.

(1) Imagine la France de nos enfants / Alain Lebaude et Patrick Roger,
Balland-Jacob Duvernet, 2000.

Rédigé par Tommaso Nappo le Dimanche 8 Mars 2009 | Commentaires (0)
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