Les interviews de l'Observatoire
Débats autour de la presse écrite avec Patrick Eveno et Ivan Rioufol pour les conférences de l’Observatoire universitaire des médias les 27 février et 6 mars au CCO.
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Les médias sont-ils sous influence ? est le titre du dernier livre de Patrick Eveno ( ed. Larousse ), historien des médias, maître de conférences à l’université Paris I – Panthéon Sorbonne, auteur de nombreux ouvrages sur la presse et les médias.
Il a publié en 2008 La presse quotidienne nationale, fin de partie ou renouveau ? ( Ed.Vuibert ) et a été vice-président du pôle Concentration, pluralisme et développement des Etats généraux de la presse écrite.
Les médias sont-ils sous influence ? est le titre du dernier livre de Patrick Eveno ( ed. Larousse ), historien des médias, maître de conférences à l’université Paris I – Panthéon Sorbonne, auteur de nombreux ouvrages sur la presse et les médias.
Il a publié en 2008 La presse quotidienne nationale, fin de partie ou renouveau ? ( Ed.Vuibert ) et a été vice-président du pôle Concentration, pluralisme et développement des Etats généraux de la presse écrite.
La boîte à idées
“Tout le monde sait qu’un journaliste sert à cirer les pompes de ses chefs, de son patron, des publicitaires, des hommes politiques et des chefs d’entreprise. Ce qui lui permet au passage de gagner maigrement sa vie. S’il est un peu aigri de cette situation, il s’en satisfait parce qu’il ne saurait pas faire grand-chose d’autre dans la vie réelle et parce que la fréquentation des puissants lui donne quelque importance auprès de son entourage.”
Patrick Eveno : "Dans une démocratie ordinaire, il n'y aurait jamais eu d'états généraux de la presse ! "
Patrick Eveno : "Dans une démocratie ordinaire, il n'y aurait jamais eu d'états généraux de la presse ! "
Tags :
journaliste
La boîte à idées
"Notre République et sa presse graviront ensemble les sommets ou bien elles iront ensemble à leur perte. Une presse compétente, désintéressée, peut protéger cette morale collective de la vertu, sans laquelle un gouvernement populaire n’est qu’une escroquerie et une mascarade."
Joseph Pulitzer
Joseph Pulitzer
Tags :
presse politique
Les médias et nous
Et si la crise de la presse -notamment quotidienne- n’était pas due uniquement à la concurrence du Web et des gratuits ?
« LA FIN DES JOURNAUX »
par Bernard Poulet. édition Gallimard, Le Débat.
« Les journaux, vous vous souvenez ? Ces grandes feuilles imprimées qu'on dépliait dans le métro, et qui vous annonçaient les nouvelles du jour... » Bientôt, peut-être, on parlera de la presse comme on parle aujourd'hui des disques vinyle ou du Vélosolex. Mais « la presse » est un terme trop général : si l'ensemble du secteur souffre, les magazines people ou les titres spécialisés se portent moins mal que les quotidiens d'information générale. C'est sur ces derniers que se penche Bernard Poulet. En bon journaliste, il commence par les faits : dans tous les pays développés, ces journaux connaissent une baisse des recettes qui pousse certains à s'interroger sur leur survie. En France, la proportion d'adultes lisant un quotidien est tombée de 59 % en 1967 à 34 % en 2005. Aux Etats-Unis, la presse d'information vient de connaître un automne meurtrier - et le centenaire « Christian Science Monitor » cesse sa publication sur papier pour paraître uniquement sur Internet. Les causes du mal ? Il y a d'abord, bien sûr, la montée de la concurrence - le Web, les journaux gratuits, la multiplication des chaînes de télévision et de radio... -, qui pèse à la fois sur les ventes et sur la publicité des quotidiens payants. Premier cercle vicieux : pour réagir en se battant sur le terrain de la qualité, ceux-ci devraient investir davantage, ce que leur interdit en général leur mauvaise santé financière. De plus, l'Internet possède aux yeux des publicitaires l'avantage de viser avec plus de précision les publics, grâce aux techniques de « publicité contextuelle », de mots-clefs et même de ciblage individuel utilisées par les moteurs de recherche.
Mais cette explication bien connue en cache une autre qui l'est moins : la baisse de l'intérêt du public à l'égard de l'information. C'est là le thème le plus intéressant du livre, et sans doute le plus sujet à discussion. Pour l'auteur, la responsabilité de ce désintérêt incombe en partie aux médias eux-mêmes. Dans leur recherche éperdue de l'audience, ils ont abusé du « marketing de l'information », privilégiant à l'excès le fait divers et la « pipolisation ». A l'autre extrémité du spectre, pour ainsi dire, perçait « une attitude de surplomb, de donneur de leçons », qui n'a pas été sans effet sur l'image de la presse d'information. Au même moment, la multiplication des articles d'investigation (souvent inspirés par des « confidences intéressées », fruit d'une « nouvelle alliance justice-police-médias ») a contribué à désacraliser non seulement la politique, mais toutes les institutions - y compris la presse -, et à renforcer le scepticisme de l'opinion.
Une nouvelle idéologie
Mais la crise ne serait pas aussi profonde sans le choc des technologies numériques. Le développement fulgurant de l'Internet détruit la notion de « scène publique commune », crée des réseaux d'échanges communautaires, fermés sur leurs propres centres d'intérêt ou leurs propres convictions, et véhicule une nouvelle idéologie : l'utopie d'un monde où toutes les opinions se valent, où l'« intelligence des foules » remplace la compétence des experts.
A la fin de l'ouvrage, l'auteur énumère les issues de secours possibles pour la presse, montrant notamment les limites (financières) d'un journal « tout Internet » de qualité. Faudra-t-il subventionner l'information comme un service public, en lui donnant toutes les garanties possibles d'indépendance, sur un modèle inspiré de la BBC britannique ? Irons-nous vers un système à deux vitesses, l'information sérieuse étant réservée à ceux qui accepteront de la payer plus cher ? Chacun peut élaborer sa propre prospective : le livre en fournit les matériaux. A conseiller, donc, à tous les lecteurs de journaux, et même aux autres.
GÉRARD MOATTI
Source: Les Echos, 19/02/2009
« LA FIN DES JOURNAUX »
par Bernard Poulet. édition Gallimard, Le Débat.
« Les journaux, vous vous souvenez ? Ces grandes feuilles imprimées qu'on dépliait dans le métro, et qui vous annonçaient les nouvelles du jour... » Bientôt, peut-être, on parlera de la presse comme on parle aujourd'hui des disques vinyle ou du Vélosolex. Mais « la presse » est un terme trop général : si l'ensemble du secteur souffre, les magazines people ou les titres spécialisés se portent moins mal que les quotidiens d'information générale. C'est sur ces derniers que se penche Bernard Poulet. En bon journaliste, il commence par les faits : dans tous les pays développés, ces journaux connaissent une baisse des recettes qui pousse certains à s'interroger sur leur survie. En France, la proportion d'adultes lisant un quotidien est tombée de 59 % en 1967 à 34 % en 2005. Aux Etats-Unis, la presse d'information vient de connaître un automne meurtrier - et le centenaire « Christian Science Monitor » cesse sa publication sur papier pour paraître uniquement sur Internet. Les causes du mal ? Il y a d'abord, bien sûr, la montée de la concurrence - le Web, les journaux gratuits, la multiplication des chaînes de télévision et de radio... -, qui pèse à la fois sur les ventes et sur la publicité des quotidiens payants. Premier cercle vicieux : pour réagir en se battant sur le terrain de la qualité, ceux-ci devraient investir davantage, ce que leur interdit en général leur mauvaise santé financière. De plus, l'Internet possède aux yeux des publicitaires l'avantage de viser avec plus de précision les publics, grâce aux techniques de « publicité contextuelle », de mots-clefs et même de ciblage individuel utilisées par les moteurs de recherche.
Mais cette explication bien connue en cache une autre qui l'est moins : la baisse de l'intérêt du public à l'égard de l'information. C'est là le thème le plus intéressant du livre, et sans doute le plus sujet à discussion. Pour l'auteur, la responsabilité de ce désintérêt incombe en partie aux médias eux-mêmes. Dans leur recherche éperdue de l'audience, ils ont abusé du « marketing de l'information », privilégiant à l'excès le fait divers et la « pipolisation ». A l'autre extrémité du spectre, pour ainsi dire, perçait « une attitude de surplomb, de donneur de leçons », qui n'a pas été sans effet sur l'image de la presse d'information. Au même moment, la multiplication des articles d'investigation (souvent inspirés par des « confidences intéressées », fruit d'une « nouvelle alliance justice-police-médias ») a contribué à désacraliser non seulement la politique, mais toutes les institutions - y compris la presse -, et à renforcer le scepticisme de l'opinion.
Une nouvelle idéologie
Mais la crise ne serait pas aussi profonde sans le choc des technologies numériques. Le développement fulgurant de l'Internet détruit la notion de « scène publique commune », crée des réseaux d'échanges communautaires, fermés sur leurs propres centres d'intérêt ou leurs propres convictions, et véhicule une nouvelle idéologie : l'utopie d'un monde où toutes les opinions se valent, où l'« intelligence des foules » remplace la compétence des experts.
A la fin de l'ouvrage, l'auteur énumère les issues de secours possibles pour la presse, montrant notamment les limites (financières) d'un journal « tout Internet » de qualité. Faudra-t-il subventionner l'information comme un service public, en lui donnant toutes les garanties possibles d'indépendance, sur un modèle inspiré de la BBC britannique ? Irons-nous vers un système à deux vitesses, l'information sérieuse étant réservée à ceux qui accepteront de la payer plus cher ? Chacun peut élaborer sa propre prospective : le livre en fournit les matériaux. A conseiller, donc, à tous les lecteurs de journaux, et même aux autres.
GÉRARD MOATTI
Source: Les Echos, 19/02/2009
Ne tirez pas sur le journaliste
Rôle. A toute idée reçue il faut un « contrarian ». Le patron de « Libération » tient brillamment ce rôle dans ce petit livre très enlevé qui veut tout simplement défendre la presse contre « l'opprobre général » dont elle souffre dans un grand amalgame avec l'ensemble de la classe dirigeante. Il ne traite pas directement des problèmes économiques des journaux, mais, indirectement, il cherche bien à en combattre une des causes. Le lecteur fera d'une pierre deux coups puisqu'il aura pour le même prix un inventaire exhaustif de tous les reproches qu'on peut adresser aux journalistes... et la plaidoirie en défense de Joffrin. Les idées sont constamment appuyées sur des exemples concrets, du faux charnier de Timisoara au débat sur la ratification du traité de Maastricht. L'idée-force : de même qu'une belle marque peut souffrir énormément d'un accident isolé, le journalisme en général pâtit considérablement de l'effet destructeur de quelques erreurs isolées mais voyantes.
J.-C. H.
« Média-Paranoïa », par Laurent Joffrin, Seuil.
Rôle. A toute idée reçue il faut un « contrarian ». Le patron de « Libération » tient brillamment ce rôle dans ce petit livre très enlevé qui veut tout simplement défendre la presse contre « l'opprobre général » dont elle souffre dans un grand amalgame avec l'ensemble de la classe dirigeante. Il ne traite pas directement des problèmes économiques des journaux, mais, indirectement, il cherche bien à en combattre une des causes. Le lecteur fera d'une pierre deux coups puisqu'il aura pour le même prix un inventaire exhaustif de tous les reproches qu'on peut adresser aux journalistes... et la plaidoirie en défense de Joffrin. Les idées sont constamment appuyées sur des exemples concrets, du faux charnier de Timisoara au débat sur la ratification du traité de Maastricht. L'idée-force : de même qu'une belle marque peut souffrir énormément d'un accident isolé, le journalisme en général pâtit considérablement de l'effet destructeur de quelques erreurs isolées mais voyantes.
J.-C. H.
« Média-Paranoïa », par Laurent Joffrin, Seuil.
Médias et politiques : influences réciproques.
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu la vendredi 27 février 2009 de 14h30 à 16h00 au Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour Bretagne, Nantes.
Patrick Eveno, agrégé et docteur en histoire, est spécialiste des médias. Maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne, où il dirige les Master « Histoire des médias », il enseigne également dans les écoles de journalisme, à l'Ecole Supérieure de Journalisme (ESJ-Lille) et à l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ-Paris). En outre, il est membre du comité de rédaction de la revue Médias et du bureau de l’Institut Français de la Communication (IFC, Paris I-Institut National de l’Audiovisuel).
Patrick Eveno : « Dans une démocratie ordinaire, il n’y aurait jamais eu d’états généraux de la presse ! » – R/évolution dans les médias, blog de P. Couve, 21 janvier 2009
Il vient de publier « La presse quotidienne nationale, fin de partie ou renouveau ? » (Vuibert, avril 2008).
- La presse parisienne, qui fut un temps la plus puissante du monde, est contestée et en crise… Crise de la presse, crise de l’information, crise de journalisme, les diagnostics se succèdent face à la recomposition du paysage médiatique…
-Extrait de : La présentation de l’éditeur, Albin Michel, avril 2008
Et « Médias sous influence » (Larousse, mai 2008).
-Quelques grands patrons, propriétaires d’énormes groupes industriels, possèdent l’essentiel des médias, tandis que les hommes politiques entretiennent d’étroites relations avec la presse. L’historien interroge l’histoire de la presse libre et indépendante, de sa naissance au XIXe siècle dans la sphère politique à la supposée censure occulte qui lui permettrait d’influer sur la vie nationale.
Parmi ses ouvrages antérieurs, « Histoire du journal Le Monde 1944-2004 » (Albin Michel, 2004), « L'Argent de la presse française des années 1820 à nos jours » (Editions du CHTS, 2003), « Histoire des industries culturelles en France XIXe XXe siècles » (sous la direction de Patrick Eveno et Jacques Marseille, ADHE, 2002).
Extrait d’un interview dans la rubrique : Révolution dans les médias :
La presse française va mal, très mal même. C'est le constat établi à l'occasion des états généraux de la presse écrite qui viennent de se dérouler à l'initiative de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État doit annoncer ce vendredi les leçons qu'il tire de ces travaux et les décisions qu'il prend dans ce domaine.
Étonnante situation que celle de ce président qui se mêle des affaires de ce "4e pouvoir ". Une situation qui n'a rien de véritablement inédit en France, rappelle l'historien Patrick Eveno.
Je l'ai interrogé en marge des Assises du journalisme . J'ai fait appel à sa compétence mais aussi à son sens de l'humour. C'est lui qui définissait ainsi le journaliste il y a quelques mois: “Tout le monde sait qu’un journaliste sert à cirer les pompes de ses chefs, de son patron, des publicitaires, des hommes politiques et des chefs d’entreprise. Ce qui lui permet au passage de gagner maigrement sa vie. S’il est un peu aigri de cette situation, il s’en satisfait parce qu’il ne saurait pas faire grand-chose d’autre dans la vie réelle et parce que la fréquentation des puissants lui donne quelque importance auprès de son entourage.”
Source : www.rfi.fr - L’atelier des Médias. Web-émission participative pour la communauté des nouveaux médias [beta]. Publié par P. Couve, dans son blog, le 21 janvier 2009.
Patrick Eveno est né en 1947(?)(1), il est le frère de Bertrand Eveno.
(1) Source : BNF
Patrick Eveno : « Dans une démocratie ordinaire, il n’y aurait jamais eu d’états généraux de la presse ! » – R/évolution dans les médias, blog de P. Couve, 21 janvier 2009
Il vient de publier « La presse quotidienne nationale, fin de partie ou renouveau ? » (Vuibert, avril 2008).
- La presse parisienne, qui fut un temps la plus puissante du monde, est contestée et en crise… Crise de la presse, crise de l’information, crise de journalisme, les diagnostics se succèdent face à la recomposition du paysage médiatique…
-Extrait de : La présentation de l’éditeur, Albin Michel, avril 2008
Et « Médias sous influence » (Larousse, mai 2008).
-Quelques grands patrons, propriétaires d’énormes groupes industriels, possèdent l’essentiel des médias, tandis que les hommes politiques entretiennent d’étroites relations avec la presse. L’historien interroge l’histoire de la presse libre et indépendante, de sa naissance au XIXe siècle dans la sphère politique à la supposée censure occulte qui lui permettrait d’influer sur la vie nationale.
Parmi ses ouvrages antérieurs, « Histoire du journal Le Monde 1944-2004 » (Albin Michel, 2004), « L'Argent de la presse française des années 1820 à nos jours » (Editions du CHTS, 2003), « Histoire des industries culturelles en France XIXe XXe siècles » (sous la direction de Patrick Eveno et Jacques Marseille, ADHE, 2002).
Extrait d’un interview dans la rubrique : Révolution dans les médias :
La presse française va mal, très mal même. C'est le constat établi à l'occasion des états généraux de la presse écrite qui viennent de se dérouler à l'initiative de Nicolas Sarkozy. Le chef de l'État doit annoncer ce vendredi les leçons qu'il tire de ces travaux et les décisions qu'il prend dans ce domaine.
Étonnante situation que celle de ce président qui se mêle des affaires de ce "4e pouvoir ". Une situation qui n'a rien de véritablement inédit en France, rappelle l'historien Patrick Eveno.
Je l'ai interrogé en marge des Assises du journalisme . J'ai fait appel à sa compétence mais aussi à son sens de l'humour. C'est lui qui définissait ainsi le journaliste il y a quelques mois: “Tout le monde sait qu’un journaliste sert à cirer les pompes de ses chefs, de son patron, des publicitaires, des hommes politiques et des chefs d’entreprise. Ce qui lui permet au passage de gagner maigrement sa vie. S’il est un peu aigri de cette situation, il s’en satisfait parce qu’il ne saurait pas faire grand-chose d’autre dans la vie réelle et parce que la fréquentation des puissants lui donne quelque importance auprès de son entourage.”
Source : www.rfi.fr - L’atelier des Médias. Web-émission participative pour la communauté des nouveaux médias [beta]. Publié par P. Couve, dans son blog, le 21 janvier 2009.
Patrick Eveno est né en 1947(?)(1), il est le frère de Bertrand Eveno.
(1) Source : BNF
Prochain invité
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Conférence de l'Observatoire universitaire des médias : 19/03/2010
Jean Bothorel, journaliste et écrivain...06/03/2010
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