Le référendum suisse contre les minarets est vite devenu dans les grands medias radio du matin, une polémique franco-française, avec immédiatement réactions des politiques et du public. Qui a entendu, un début d 'explication et/ou mise en perspective de cette affaire ?


D'abord la distinction entre minaret et mosquée : est-ce évident pour tout le monde ? je crains que non. D'où ce coup de griffe, pour défaut d'explication minimale.
Ensuite, le fait qu'il existe des mosquées - lieu de culte - avec ou sans minaret, et que le minaret qui a une fonction d'appel - sonore - à la prière, n'est jamais utilisé comme tel en France, ou en Suisse. Il est en fait un signe visible de la pratique religieuse. C'est cet aspect visible, qui s'inscrit dans le paysage, qui est au coeur du débat, et qui explique la forte portée de cette affaire. Encore faut-il le dire.

Définition ,décryptage, mise en perspective, constituent la valeur ajoutée du journaliste. A la place, nous avons eu : précipitation, simplification, manichéisme, tout ce qu'il faut pour une information " chaude " et " forte " comme le café du matin...
Rédigé par jean-claude Charrier le Lundi 30 Novembre 2009 | Commentaires (2)
Michèle Cotta, journaliste, écrivain et directrice générale de JLA Holding

La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 4 décembre 2009 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes

30 ans de responsabilité des grands médias audiovisuels français : avons-nous progressé ?


Licenciée en lettres, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur ès sciences politiques et journaliste de carrière, elle reste une des femmes dont on parle le plus en France, et pour une fois précisément parce qu’elle a toujours du pouvoir.

Comme PDG de Radio France, elle y acquiert une formidable réputation d’efficacité. Interrogée à l’époque par « F. Magazine », elle défend l’activité professionnelle des femmes au nom de l’intérêt et du plaisir de l’action, même si cela lui a coûté affectivement fort cher. « On peut très bien, disait-elle, concilier les enfants et sa carrière, mais pas les hommes, ou plutôt pas « un » homme et sa carrière ». En réalité, sa vie professionnelle et son pouvoir l’ont toujours amusée.

Également, quand elle était présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, a-t-elle eu plus d’influence que de pouvoir ou plus de pouvoir que d’influence ? L’un et l’autre sans doute, surtout lorsqu’elle défend encore une fois l’activité professionnelle des femmes, non pas au nom du misérabilisme économique mais de la joie de l’action sociale : elle était et est en position d’être entendue.
Comme elle est une femme de pouvoir, elle peut exprimer tout haut ce que tout le monde veut cacher : le pouvoir, quand il ne dégénère pas, n’est ni ennuyeux, ni ignoble.

Michèle Cotta est directrice générale de la JLA Holding, groupe audiovisuel fondé par Jean-Luc Azoulay, issu de la scission de AB Productions en juillet 1999.

L’actuelle enseignante à l’École de journalisme de sciences politiques, vient d’achever ses cahiers secrets :

Michèle Cotta : Cahiers secrets de la Ve République. Tomes 1-3, 1965-1997. Éditions Fayard, Paris, 2007-2009. [TN]
Rédigé par Tommaso Nappo le Lundi 30 Novembre 2009 | Commentaires (0)

Les interviews de l'Observatoire

Michèle Cotta née à Nice en 1937 ( fille de Jacques Cotta,pénaliste réputé , il fut Maire de Nice à la Libération)
Diplomée de l'Institut d'études politiques, docteur en sciences politiques ,l'intitulé de sa thèse:
"Les idéologies de la collaboration à travers la presse parisienne de 1940 à 1944"

Elle fut pigiste à Combat , elle obtient la première ITW de François Mitterand depuis l'affaire de l'Observatoire.
Journaliste à l'Express et au Point.
France-Inter de 1976 à 1980

Nommée Présidente de Radio-France en 1981
Présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle ( ancêtre du CSA)

Directrice de l'Info à TF1 de 1987 à 1992
Directrice générale de France2 de 1999 à 2002

Chroniqueuse politique au "nouvel économiste" , Michèle Cotta est aussi l'auteur de nombreux ouvrages politiques , elle a reçu le 4/04/009 , le prix du livre politique , pour le tome2 de ses
"cahiers secrets de la Vème république"

Elle sera au CCO , l'invitée de l'Observatoire des médias le 4/12/2009 de 14h30 à 16 h.
Rédigé par gérard Salouze le Lundi 30 Novembre 2009 | Commentaires (1)

Les interviews de l'Observatoire

Ce vendredi 20 novembre, Philippe Gildas s’est prêté au jeu de la conférence au CCO. Il a proposé au public venu nombreux pour le rencontrer un vrai retour sur son passé et sa carrière.


C’est dans une ambiance euphorique et bon enfant que Philippe Gildas a retracé son parcours au travers duquel il a souvent endossé la double casquette de journaliste et de patron. Il se dit « mauvais reporter mais bon vendeur » et avoue avoir véritablement révolutionné la radio chez RTL, ex radio Luxembourg, en adaptant le journal d’info à la variabilité de l’audience selon les tranches horaires. Plus tard, il entreprendra une nouvelle petite révolution au journal télévisé. 
 On note au passage son petit coup de gueule contre la forme récalcitrante du JT actuel, peu innovant et sclérosé. Philippe Gildas imagine d’ailleurs, dans l’idéal, comment le faire évoluer et réunirait volontiers plusieurs journalistes autour d’un JT pour rompre définitivement avec le monologue souvent taciturne des présentateurs d’aujourd’hui. 

 D’un point de vue du public, on retient surtout de cette rencontre le sourire, la malice et le franc-parler de Philippe Gildas, ainsi que la richesse de son parcours qui incite les jeunes générations à persévérer. Son livre biographique en préparation et dont la sortie est prévue en avril 2010, réunira probablement toutes les anecdotes évoquées in situ, et bien d’autres encore, promet-il…Nous l’attendons de pied ferme ! 

Elsa Le Hiress, étudiante Tunon RP, 
Ecole Internationale TUNON – Nantes

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Retour sur 50 ans de carrière 

  

Ce breton âgé de 75 ans, souriant et plein d’humour, nous a transmis à travers son intervention la passion dévorante qu’il a pour son métier et qu’il exerce depuis maintenant cinquante ans… Cet homme ne se vouait pourtant pas à une carrière de journaliste et de présentateur de radio-télévision française, mais plutôt à l’enseignement du latin et du grec. Le sort (et la volonté !) en ont décidé autrement, l’autorisant à débuter sa carrière de journaliste à Paris, tout d’abord en tant que secrétaire de rédaction au journal « Combat ». 



Un homme innovant                                                                                                                 

Philippe Gildas slalome entre radio et télévision. En effet, il devient rapidement Directeur de l’Information de RTL pendant 7 ans. Successivement rédacteur en Chef et présentateur de l’ORTF puis de France Inter et d’Europe 1 au sein desquelles il fait une brillante carrière, il atterrit finalement sur Canal +. Pour un homme qui se dit être un «reporter médiocre», il n’en demeure pas moins un pilier dans l’univers des médias français. Innovant, à l’initiative de beaucoup de projets, il avoue modestement avoir créé le premier journal télévisé de la mi-journée. Mais le « monsieur Gildas » ne s’en est pas contenté, étant bien sûr à l’origine du fameux « Top 50 » sur Canal +, puis créant sa propre société de production « Ellipse », et enfin en 2007, la chaîne TV Vivolta. 


Vivolta : son actualité 

Tous les mercredis, c’est justement sur cette même chaîne qu’on le retrouve,  présentant son émission hebdomadaire : « Alors…heureux ? ». Par ailleurs, pour faire écho à cette conférence, Philippe Gildas publie un ouvrage biographique dont la sortie est prévue en avril 2010. Il réunira l’ensemble des anecdotes qu’il s’est plu à évoquer, ici à Nantes, face à un public conquis. 

  

Gwendoline Thomas, étudiante 

Tunon RP, Ecole Internationale TUNON - Nantes 


Philippe Gildas, Nulle Part Ailleurs qu'à Nantes!

T.V, radio, presse…ce pilier de l’univers des médias français ne se dit pas homme de terrain, en les ayant pourtant profondément marqués.  À l'origine professeur de Latin-Grec, il se lance à 27 ans dans le journalisme comme secrétaire de rédaction à Combat. En 1962 la chance lui sourit : on lui demande de présenter le journal du matin sur Radio Luxembourg. Il sera le premier à fabriquer un journal en fonction de l'audience ciblée et non le thème. 


 En 1969, il bifurque vers l'ORTF où il a l’ambition de reproduire le même schéma. Il tisse la trame du journal de la mi-journée, qui sert encore de modèle aujourd’hui. Après, tout s'enchaîne rapidement et en 1985, il rejoint Canal+. Il y crée le « Top 50 »  qui restera sept ans et demi à l'antenne. Puis, en 1987 il prend le pari de créer un « Talk-Show » en journée, ponctué par un jeu dans le dernier quart d'heure. La formule « Nulle Part Ailleurs » est ainsi née et le succès durera dix ans. 


Seul bémol, qu'il exprime toujours avec humour : « le défaut majeur des JT d'aujourd'hui est lié à l'utilisation des prompteurs, que j'ai moi-même instaurée ! C’est le comble. Il faudrait pourtant revenir à un journal partagé entre plusieurs journalistes pour éviter les habitudes ».  En tous les cas, Philippe Gildas nous aura transmis sa « passion pour la vie » et les médias. En attendant la sortie de son premier livre au printemps prochain, retrouvez Philippe Gildas sur Vivolta, la chaîne des boomers ! www.vivolta.com  

  
Yasmine Zaouche, étudiante
 

Tunon RP, Ecole Internationale TUNON-Nantes 

  

Rédigé par walter bonomo le Dimanche 29 Novembre 2009 | Commentaires (0)

La boîte à idées

"Ce n'est pas la peine pour un journaliste d'avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième.

Françoise Giroud
Rédigé par gérard Salouze le Mercredi 25 Novembre 2009 | Commentaires (0)
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