De Presse-Océan au Figaro : Itinéraire d’un journaliste engagé. La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu le vendredi 6 mars 2009 de 14h30 à 16h00 au Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour Bretagne, Nantes


Ivan RIOUFOL, journaliste et essayiste
Ivan RIOUFOL, journaliste et essayiste
Ivan Rioufol (Nantes 1952) est un journaliste, un éditorialiste et un essayiste français, soutenant des idées libérales et conservatrices.

Ivan Rioufol est titulaire d'un DEA de droit maritime et aérien et a débuté une carrière de journaliste en 1976, au quotidien nantais Presse-Océan. Il rejoint Le Figaro en 1985 au service "La vie des médias", responsable de la rubrique "Confidentiel". Il devient rédacteur en chef du service des informations générales, puis éditorialiste et membre du comité éditorial du journal en 2000. Il a été également éditorialiste au Figaro Madame.

Depuis 2002, succédant à Max Clos, il tient dans Le Figaro un "Bloc-notes" publié chaque vendredi. Il est également chroniqueur à l'émission On refait le monde, sur RTL. Au nom de la liberté d'opinion et d'expression, Ivan Rioufol a pris parti contre la loi Gayssot sur l'histoire et contre la loi pénalisant l'homophobie. Il a fermement soutenu l'invasion de l'Irak par les États-unis en 2003, même s'il critique aujourd'hui la politique de George W. Bush dans ce pays. Il reste néanmoins proche des néoconservateurs américains.

Il a souvent pris position pour défendre la politique israélienne et pour dénoncer l'antisémitisme. Il défend des idées libérales. Il s'oppose au communautarisme et plus particulièrement à la création d'un islam politique gallican.

Il veut, dans ses chroniques, pointer les défauts du modèle français d'intégration et le conformisme de la pensée unique. Il s'est opposé au projet de Constitution européenne, jugée trop éloignée des nations et des peuples. Il porte un jugement critique sur les médias et leur suivisme.

Il critique la politique française au sujet de l'immigration, qui "serait responsable des trois quarts du déficit de la France" (citation de l'étude de Jean-Paul Gourévitch publié par Contribuables associés).


Ivan Rioufol est Senior fellow à l'Atlantis Institute.

Il est membre de l'Association des descendants de capitaines corsaires (Saint Malo) et de l'Association des amis d'Alphonse Allais (Paris).

Ouvrages :

* Où va la France? Le Bloc-notes de la présidentielle, Editions de Passy, 2008
* La Fracture Identitaire, Fayard, Octobre 2007
* Peuples et migrations, la question géopolitique du XXIe siècle (participation) Daedalos, 2007
* Les Écrivains infréquentables (participation), La Presse Littéraire, 2007
* Chroniques d'une résistance, Éditions du Rocher, 2005
* La République des faux gentils, Éditions du Rocher, 2004
* La Tyrannie de l'impudeur, Éditions Anne Carrière, 2000.


Derniers ouvrages:
Où va la France ? Le Bloc-notes de la présidentielle. (Les éditions de Passy, juin 2008)

Où va la France ? Et que reste-t-il du diagnostic de Nicolas Sarkozy ?
Et des intuitions d’Ivan Rioufol ? intuitions qui se sont avérées alors qu’il commentait avec lucidité la dernière élection présidentielle. Le Parti Socialiste et l’ouverture, l’identité nationale et l’immigration, la laïcité et la liberté d’expression, le Moyen Orient et les terrorismes islamistes…
Se replonger dans les péripéties d’un an de campagne, de juin 2006 à juin 2007, permet de mieux analyser l’élan qui porta au pouvoir le représentant de la droite, pourtant rudement contesté dès cette époque pour son atlantisme et son libéralisme supposé.
Ce rapide retour en arrière aide aussi à comprendre, un an après, les déceptions d’un électorat conquis in extremis par un homme ayant choisi de parler le même langage que les gens et de décrire sans pudeur des réalités jusqu’alors indicibles.

et :
La fracture identitaire (Fayard, novembre 2007)

Ce qui ne se dit pas : une fracture identitaire ébranle le fragile équilibre de la nation, héritière d'une vieille histoire partagée.

Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins. Si rien ne vient rapidement mettre fin au processus de déculturation et de défrancisation enclenchée par une école amnésique et un multiculturalisme impensé, la France risque, avant la fin de ce siècle, de n'être plus qu'un État additionnant des communautés claquemurées, désunies, voire hostiles. Le glacial Hexagone a déjà remplacé la douce France dans le vocabulaire journalistique.

L'amenuisement du sentiment national donne prise aux exigences identitaires des minorités et, singulièrement, aux surenchères de l'islam politique qui cherche à tirer profit du déracinement de l'immigration musulmane. Un séparatisme ethnique apparaît déjà ici et là. Il cherche à opposer les "Souchiens" - c'est ainsi que les "Indigènes de la République" nomment les "Français de souche" - aux "Franciens ", ces nouveaux compatriotes dont certains estiment qu'une carte d'identité française suffit à valoir identité française.

Si l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République doit beaucoup à son discours sur l'identité nationale, le problème soulevé attend toujours ses solutions. Elles sont pourtant à portée de main. Seule une adhésion sans failles à l'esprit des Lumières permettra à notre pays de rester ouvert et solidaire.

Ivan Rioufol n'est pas seulement l'auteur du Bloc-notes du Figaro, ni l'essayiste subversif de La République des faux gentils. Tandis que certains intellectuels font preuve d'un coupable aveuglement, il fait partie de ceux qui refusent de transiger sur l'affirmation de nos valeurs dans le jeu international.

Le philosophe Alain avait coutume de dire : « Dans les faits l'expérience pleut sur tout le monde. Tous sont également mouillés mais non également instruits ».
Ivan Rioufol dénonce l'équilibre des petites lâchetés tandis que d'autres, spectateurs complaisants, attendent un nouveau Déluge.

David Reinharc : Entretien avec Ivan Rioufol, juin 2008

Rédigé par Tommaso Nappo le Vendredi 6 Mars 2009 | Commentaires (0)