Imperméable au modernisme, le Canard enchaîné, ses dessinateurs et ses journalistes - les mieux payés de la presse écrite dit-on - montrent que la presse papier n'est pas forcément condamnée.
Une conférence débat dans la simplicité, la sincérité et la bonne humeur, avec René Pétillon dessinateur au Canard et auteur de BD d'actualité qui connaissent un grand succès.


René Pétillon : un après-midi sympa
René Pétillon : un après-midi sympa
Rédigé par jean-claude Charrier le Dimanche 7 Mars 2010 | Commentaires (1)

Ancien journaliste, le député socialiste François Loncle multiplie les questions écrites bien senties à l’adresse des membres du gouvernement. Des questions qui devraient pouvoir inspirer ceux qui se prétendent, eux, toujours journalistes…


Il est des députés qui ne font pas la « une » des médias et qui pourtant grattent là où ça fait mal. C’est le cas de François Loncle, député socialiste de l’Eure, qui s’est fait « spécialiste des questions écrites vachardes » comme il dit. Une des dernières interrogations de cet ancien du MRG, parue au Journal officiel il y a près de deux semaines, vaut son pesant d’or. Elle est adressée à Luc Chatel et porte sur ce que Nicolas Sarkozy croit être le « parler peuple » (ce qui révèle au passage l’idée qu’il se fait de la « piétaille ») : « M. François Loncle indique à M. le ministre de l'Education nationale que l'actuel Président de la République française semble éprouver maintes difficultés à pratiquer la langue française. Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. Lorsqu'il s'exprime en public, le Président de la République croit judicieux de maltraiter, volontairement ou involontairement, la langue française et il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires. Afin de remédier sans délai à ces atteintes à la culture de notre pays et à sa réputation dans le monde, il lui demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au Président de la République de s'exprimer au niveau de dignité et de correction qu'exige sa fonction » !


De la pure polémique politicienne qui n’apporte strictement rien au débat, diront certains. Certes. Mais François Loncle n’a pas pour seule préoccupation de voir le chef de l’Etat se lancer dans une lecture assidue du Beschrelle et du Littré. Des questions écrites aux membres du gouvernement, il en a formulé plus d’une. Et certaines auraient mérité une réponse (1). Ce qui n’est pas le cas. Ou pas encore le cas, l’espoir fait vivre…


Le député de l’Eure s’est par exemple inquiété auprès du Premier ministre du rôle plus que trouble de Claude Guéant et d’Herni Guaino « pas conforme, selon lui, à l’esprit républicain ». Réponse des services de François Fillon à cette question écrite ? A côté de la plaque. Du coup, Loncle est revenu à la charge en deuxième semaine, au sein de l’hémicycle, lors d’une séance de questions d’actualité : « Je voulais savoir ce que François Fillon pensait des propos de Claude Guéant au sujet des journalistes de France 3 retenus en otage. J’en ai profité pour reposer ma question sur le rôle de Guéant et Guaino parce que je souhaitais savoir qui gouverne. Mais François Fillon a laissé la parole à Bernard Kouchner qui n’a évidemment pas répondu. »


Pour cet ancien président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le comportement de la France hors de ses frontières soulève d’ailleurs d’innombrables questions, là aussi restées malheureusement sans véritable réponse. Quel rôle joue, par exemple, Robert Bourgi « un étrange avocat d’affaires » qui, écrit-il, « endosse le costume d’un ministre bis de la Coopération », « prétend, sur les ondes d’une grande radio, (…) qu’il est le véritable artisan de la politique africaine de notre pays » et « se présente comme le médiateur attitré entre le Président de la République et certains chefs d’Etats africains qui auraient obtenu le renvoi » de Jean-Marie Bockel.


Le 25 février dernier, François Loncle remet le couvert et s’inquiète dans une question écrite au ministre des Affaires étrangères qu’en l’échange de la libération de Pierre Camatte des « terroristes d’Al-Qaida » aient été libérés : il se demande si « cet exemple ne risque pas d’avoir de néfastes conséquences, en incitant les groupes terroristes à multiplier les prises d’otages puisqu’ils seraient assurés d’obtenir satisfaction de leurs revendications. » Judicieuse question à nouveau. Digne d’un journaliste. François Loncle l’a d’ailleurs été par le passé. Ceux qui prétendent l’être aujourd’hui devraient peut-être s’en inspirer et prendre le relais si toutefois cette dernier missive de Loncle devait rester lettre morte…



(1) Pour en savoir plus sur les questions écrites, consulter les pages 88-89 du règlement de l'Assemblée nationale.


Gérald Andrieu - Marianne | Mercredi 3 Mars 2010 à 14:01 | Lu 7271 fois

MOT-CLÉS : bourgi, guaino, guéant, loncle
Rédigé par Pierre Baudry le Jeudi 4 Mars 2010 | Commentaires (0)

S'appuyant sur une loi de 2008, une communauté de communes d'Ille-et-Vilaine refuse de prendre en charge les déchets des malades du diabète. Une décision qui inquiète malades et pharmaciens.
C'est valable aussi à Nantes. Actuellement, les petits containers jaunes vont dans les poubelles bleues.


On les appelle les Dasri, pour Déchets d'activités de soins à risques infectieux. Ils sont générés par des malades qui se font eux-mêmes leurs soins, comme des piqûres. Soit « 1,8 million de personnes, essentiellement atteintes de diabète », indique l'Association française des diabétiques (AFD).

Jean-Pierre Lalande, retraité de 61 ans, doit se piquer trois fois par jour. Diabétique depuis deux ans, il jette ses déchets dans une petite boîte jaune étanche. Une fois par mois, il allait à la déchetterie de Sainte-Marie, près de Redon (Ille-et-Vilaine), pour remettre le collecteur et en recevoir un nouveau.

Fin janvier, surprise : la déchetterie refuse de les prendre en charge. Avec sa femme, il fait le tour des hôpitaux et des pharmacies. « Partout, on a refusé de nous les prendre, s'indignent-ils. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On met les déchets à la poubelle ? » Certaines aiguilles sont si fines qu'on ne sent même pas la piqûre. « Si une poubelle tombe et que quelqu'un touche le sac ? », s'inquiète Jean-Pierre Lalande.

Décrets d'application en attente

À la communauté de communes du Pays de Redon, dont dépend la déchetterie, la réponse est catégorique. « La loi du 27 décembre 2008 oblige les pharmacies à prendre les collecteurs », affirme Yvon Mahé, son président. Le hic, c'est que les décrets d'application n'ont pas été publiés. « Leur parution est prévue pour ce début d'année, l'application dans un an », explique la porte-parole de l'Association française des diabétiques.

« En leur absence, nous sommes fondés à refuser les Dasri », affirme Jean-Charles Rochard, secrétaire général du Conseil de l'Ordre des pharmaciens. Une commission multipartite travaille à élaborer une filière avec les fabricants de médicaments. La décision de la communauté de communes « n'est pas illégale », admet Jean-Charles Rochard. Mais, à l'Ordre des pharmaciens, comme à l'AFD, on redoute que « d'autres collectivités exercent ce type de pression ».

La communauté de communes a-t-elle voulu faire des économies ? Sa décision est d'autant plus risquée que la présence de Dasri sur la voie publique constitue « un risque sanitaire », selon l'Ordre national des pharmaciens. Les fonctionnaires territoriaux chargés du ramassage des ordures seraient alors fondés à exercer leur droit de retrait.

Jérôme HERVÉ.
OF internet du 02 mars 2010
Rédigé par Pierre Baudry le Mardi 2 Mars 2010 | Commentaires (0)

Le 5 mars de 14 h 30 à 16 h au CCO place Bretagne à Nantes, l’Observatoire universitaire des médias de l’université permanente, reçoit René Pétillon , dessinateur au Canard enchaîné et auteur de bandes dessinées.


D’origine bretonne et autodidacte,  René Pétillon a  commencé par être publié dans la revue Planète en 1968 et dans divers magazines comme l'Enragé, Plexus, etc. avant de collaborer au journal Pilote. En 1974 il crée son personnage fétiche, l'inspecteur Jack  Palmer  qui figure rapidement au sommaire de plusieurs magazines comme l'Écho des savanes, Pilote, Télérama, VSD.
Au gré des opportunités, il collabore avec des magazines, tantôt sérieux, tantôt plus provocants. Ceci sans jamais perdre son style personnel, raffiné et élégant, mais cependant sans concession. C'est ainsi qu'il entre peu à peu dans le dessin de presse, et collabore au Canard Enchaîné  à partir de 1993.

Son album l'Enquête corse a obtenu le prix du meilleur album au Festival d'Angoulême 2001 et a été adapté au cinéma sous le même titre en 2004. L’humour pertinent et sans méchanceté de René Pétillon a fait que cet album  qui pointe pourtant du doigt la complexité et parfois l'absurdité de la vie politique sur l'Île de beauté a reçu  un accueil chaleureux de la part des Corses. Il a également abordé un autre sujet sensible avec L’affaire du voile ( 2006 Albin Michel ) et en 2009 Enquête au Paradis Fiscal ( Albin Michel ) qui a fait l’objet d’une prépublication dans le Canard Enchaîné.

Entrée payante 8 € pour les non abonnés

Rédigé par jean-claude Charrier le Dimanche 21 Février 2010 | Commentaires (0)

Mes sincères remerciements à l'atelier universitaire des médias, pour sa contribution à l'élaboration de la note présenté' au Conseil de Développement de Nantes Métropole, le 2 février dernier. La présentation devrait déboucher sur la constitution d'un groupe de travail. Bref, objectif atteint.


Remerciements pour votre contribution
Walter BONOMO

metropole_apprenante.pdf Métropole apprenante.pdf  (1.19 Mo)

Rédigé par walter bonomo le Lundi 15 Février 2010 | Commentaires (0)
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