Les médias et nous
S’il fallait trouver des preuves du conformisme, voire d’une certaine forme de paresse intellectuelle d’une majorité de journalistes des grands médias, une nouvelle illustration nous a été donnée avec le décès ces derniers jours, de Roger Gicquel. Combien de fois a-t-on entendu la « nécro » de Roger Gicquel, limitée à une petite phrase prononcée à propos d’un meurtre crapuleux d’enfant, en ouverture du JT de 20h de TF1 le 18 février 1976 « La France a peur. » Fermer le ban !
Pourtant si l’on veut « mettre en perspective » comme l’on dit souvent à propos de la valeur ajoutée apportée par les journalistes, il aurait fallu, au minimum, ajouter que Roger Gicquel a marqué de son passage la présentation du 20 h par l’importance donnée au commentaire, l’apparition d’un mini éditorial en démarrage du JT. En ce sens la petite phrase devenue célèbre, n’avait pas pour but d’affoler les auditeurs mais de mettre en garde contre les risques de justice expéditive liée à la peur suscitée par les meurtres d’enfants. Nuance !
Les médias et nous
Imperméable au modernisme, le Canard enchaîné, ses dessinateurs et ses journalistes - les mieux payés de la presse écrite dit-on - montrent que la presse papier n'est pas forcément condamnée.
Une conférence débat dans la simplicité, la sincérité et la bonne humeur, avec René Pétillon dessinateur au Canard et auteur de BD d'actualité qui connaissent un grand succès.
Les médias et nous
Ancien journaliste, le député socialiste François Loncle multiplie les questions écrites bien senties à l’adresse des membres du gouvernement. Des questions qui devraient pouvoir inspirer ceux qui se prétendent, eux, toujours journalistes…
De la pure polémique politicienne qui n’apporte strictement rien au débat, diront certains. Certes. Mais François Loncle n’a pas pour seule préoccupation de voir le chef de l’Etat se lancer dans une lecture assidue du Beschrelle et du Littré. Des questions écrites aux membres du gouvernement, il en a formulé plus d’une. Et certaines auraient mérité une réponse (1). Ce qui n’est pas le cas. Ou pas encore le cas, l’espoir fait vivre…
Le député de l’Eure s’est par exemple inquiété auprès du Premier ministre du rôle plus que trouble de Claude Guéant et d’Herni Guaino « pas conforme, selon lui, à l’esprit républicain ». Réponse des services de François Fillon à cette question écrite ? A côté de la plaque. Du coup, Loncle est revenu à la charge en deuxième semaine, au sein de l’hémicycle, lors d’une séance de questions d’actualité : « Je voulais savoir ce que François Fillon pensait des propos de Claude Guéant au sujet des journalistes de France 3 retenus en otage. J’en ai profité pour reposer ma question sur le rôle de Guéant et Guaino parce que je souhaitais savoir qui gouverne. Mais François Fillon a laissé la parole à Bernard Kouchner qui n’a évidemment pas répondu. »
Pour cet ancien président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le comportement de la France hors de ses frontières soulève d’ailleurs d’innombrables questions, là aussi restées malheureusement sans véritable réponse. Quel rôle joue, par exemple, Robert Bourgi « un étrange avocat d’affaires » qui, écrit-il, « endosse le costume d’un ministre bis de la Coopération », « prétend, sur les ondes d’une grande radio, (…) qu’il est le véritable artisan de la politique africaine de notre pays » et « se présente comme le médiateur attitré entre le Président de la République et certains chefs d’Etats africains qui auraient obtenu le renvoi » de Jean-Marie Bockel.
Le 25 février dernier, François Loncle remet le couvert et s’inquiète dans une question écrite au ministre des Affaires étrangères qu’en l’échange de la libération de Pierre Camatte des « terroristes d’Al-Qaida » aient été libérés : il se demande si « cet exemple ne risque pas d’avoir de néfastes conséquences, en incitant les groupes terroristes à multiplier les prises d’otages puisqu’ils seraient assurés d’obtenir satisfaction de leurs revendications. » Judicieuse question à nouveau. Digne d’un journaliste. François Loncle l’a d’ailleurs été par le passé. Ceux qui prétendent l’être aujourd’hui devraient peut-être s’en inspirer et prendre le relais si toutefois cette dernier missive de Loncle devait rester lettre morte…
(1) Pour en savoir plus sur les questions écrites, consulter les pages 88-89 du règlement de l'Assemblée nationale.
Gérald Andrieu - Marianne | Mercredi 3 Mars 2010 à 14:01 | Lu 7271 fois
MOT-CLÉS : bourgi, guaino, guéant, loncle
Les médias et nous
S'appuyant sur une loi de 2008, une communauté de communes d'Ille-et-Vilaine refuse de prendre en charge les déchets des malades du diabète. Une décision qui inquiète malades et pharmaciens.
C'est valable aussi à Nantes. Actuellement, les petits containers jaunes vont dans les poubelles bleues.
Jean-Pierre Lalande, retraité de 61 ans, doit se piquer trois fois par jour. Diabétique depuis deux ans, il jette ses déchets dans une petite boîte jaune étanche. Une fois par mois, il allait à la déchetterie de Sainte-Marie, près de Redon (Ille-et-Vilaine), pour remettre le collecteur et en recevoir un nouveau.
Fin janvier, surprise : la déchetterie refuse de les prendre en charge. Avec sa femme, il fait le tour des hôpitaux et des pharmacies. « Partout, on a refusé de nous les prendre, s'indignent-ils. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On met les déchets à la poubelle ? » Certaines aiguilles sont si fines qu'on ne sent même pas la piqûre. « Si une poubelle tombe et que quelqu'un touche le sac ? », s'inquiète Jean-Pierre Lalande.
Décrets d'application en attente
À la communauté de communes du Pays de Redon, dont dépend la déchetterie, la réponse est catégorique. « La loi du 27 décembre 2008 oblige les pharmacies à prendre les collecteurs », affirme Yvon Mahé, son président. Le hic, c'est que les décrets d'application n'ont pas été publiés. « Leur parution est prévue pour ce début d'année, l'application dans un an », explique la porte-parole de l'Association française des diabétiques.
« En leur absence, nous sommes fondés à refuser les Dasri », affirme Jean-Charles Rochard, secrétaire général du Conseil de l'Ordre des pharmaciens. Une commission multipartite travaille à élaborer une filière avec les fabricants de médicaments. La décision de la communauté de communes « n'est pas illégale », admet Jean-Charles Rochard. Mais, à l'Ordre des pharmaciens, comme à l'AFD, on redoute que « d'autres collectivités exercent ce type de pression ».
La communauté de communes a-t-elle voulu faire des économies ? Sa décision est d'autant plus risquée que la présence de Dasri sur la voie publique constitue « un risque sanitaire », selon l'Ordre national des pharmaciens. Les fonctionnaires territoriaux chargés du ramassage des ordures seraient alors fondés à exercer leur droit de retrait.
Jérôme HERVÉ.
OF internet du 02 mars 2010
Les médias et nous
Le 5 mars de 14 h 30 à 16 h au CCO place Bretagne à Nantes, l’Observatoire universitaire des médias de l’université permanente, reçoit René Pétillon , dessinateur au Canard enchaîné et auteur de bandes dessinées.
D’origine bretonne et autodidacte, René Pétillon a commencé par être publié dans la revue Planète en 1968 et dans divers magazines comme l'Enragé, Plexus, etc. avant de collaborer au journal Pilote. En 1974 il crée son personnage fétiche, l'inspecteur Jack Palmer qui figure rapidement au sommaire de plusieurs magazines comme l'Écho des savanes, Pilote, Télérama, VSD.
Au gré des opportunités, il collabore avec des magazines, tantôt sérieux, tantôt plus provocants. Ceci sans jamais perdre son style personnel, raffiné et élégant, mais cependant sans concession. C'est ainsi qu'il entre peu à peu dans le dessin de presse, et collabore au Canard Enchaîné à partir de 1993.
Son album l'Enquête corse a obtenu le prix du meilleur album au Festival d'Angoulême 2001 et a été adapté au cinéma sous le même titre en 2004. L’humour pertinent et sans méchanceté de René Pétillon a fait que cet album qui pointe pourtant du doigt la complexité et parfois l'absurdité de la vie politique sur l'Île de beauté a reçu un accueil chaleureux de la part des Corses. Il a également abordé un autre sujet sensible avec L’affaire du voile ( 2006 Albin Michel ) et en 2009 Enquête au Paradis Fiscal ( Albin Michel ) qui a fait l’objet d’une prépublication dans le Canard Enchaîné.
Entrée payante 8 € pour les non abonnés
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Conférence de l'Observatoire universitaire des médias : 19/03/2010
Jean Bothorel, journaliste et écrivain...06/03/2010

