Les interviews de l'Observatoire
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 5 mars 2010 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Le dessin de presse et Le Canard enchaîné
René Pétillon est né à Lesneven (Finistère) le 12 décembre 1945. Sans avoir suivi une formation académique, René Pétillon, un autodidacte absolu, se dirige tout d’abord vers le dessin d’humour. Ses premières œuvres sont publiées dans la revue Planète en 1968. Il traque cette activité jusqu’en 1972 et coopère à divers magazines comme Plexus, l’Enragé, Week-End, Vingt Ans, Penthouse, etc.
En 1972, il entre au illustre journal Pilote. Il y effectue un premier récit en six planches intitulé Voir Naples et mourir et décide alors de se dédier plus spécifiquement à la bande dessinée. En 1974, tout en animant les strips de Docteur Miracle, il conçoit le détective Jack Palmer. « J’avais fait une parodie d’histoire policière et Jack Palmer a surgi spontanément. Si j’avais su que le personnage allait durer aussi longtemps, j’aurais sans doute modifié son nom… », dit il dans une interview. Son protagoniste fétiche par excellence figure aux sommaires de Pilote, de l’Écho des Savanes, de B.D., de Télérama et de V.S.D., etc.
Très actif entre 1975 et 1991, René Pétillon, est l’illustrateur de nombreuses publications comme p.ex. : Le Chien de Basketville, Métal Hurlant, Les carottes sont cuites, Les Aventures de Douglas Ferbanc et Vaseline, Fluide Glacial, À Suivre, L’Année du Tag, La Conjoncture est générale et Les Animous.
En tant que scénariste, il s’associe avec son ami Yves Got et donne en 1976 la naissance au Baron Noir. Très tôt, ce drôle de volatile doué de raison poursuit son envol dans le Matin de Paris de 1977 à 1980.
René Pétillon reçoit le grand prix 1989 et 2001 au Salon International de la Bande Dessinée d’Angoulême. En 1993, il fait son entrée au Canard enchaîné. Pétillon pratique avec éclat un humour burlesque inspiré directement des Marx Brothers. Son début graphique se situe du côté de la revue Mad. Lorsque ses premiers dessins fourmillent de mille et un détails, il épure peu à peu son graphisme et permute vers une Ligne Claire* toute personnelle.
*Ligne Claire est un style graphique et une traduction de Klare Lijn. Littéralement « dessin au fil », « au cordeau ».
Les interviews de l'Observatoire
La prochaine conférence de l’Observatoire Universitaire des Médias aura lieu :
Vendredi 12 février 2010 de 14h30 à 16h00
au Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
L’information économique et sociale
Né en 1954 à Strasbourg en Alsace, Erik Izraelewicz a vingt-deux ans quand il décroche le diplôme d’HEC et il en a seulement vingt-cinq lorsqu'on lui décerne le titre de docteur en économie internationale.
Journaliste à L’Expansion en 1985, Erik Izraelewicz intègre La Tribune de l’économie au moment de sa création en 1985. Il dirige le service économique du quotidien Le Monde en 1986. Sept ans plus tard, il est à New York comme correspondant du journal. Il est rédacteur en chef du Monde entre 1996 et 2000, année où il quitte le journal pour entrer au quotidien économique Les Échos, d’abord en qualité de rédacteur en chef et éditorialiste, puis directeur de la rédaction en 2007. Parallèlement il tient aussi tous les jours une chronique concernant l’économie actuelle sur Europe 1.
Erik Izraelewicz abandonne début 2008 Les Échos pour le même poste à La Tribune, racheté à l’époque par Alain Weill. Il quitte également Europe 1 pour devenir chroniqueur sur les autres médias, par ex. RMC-Info et BFM TV, du groupe NextRadio TV de Alain Weill.
« On comprend mieux le monde à travers l’économie ». Tenter de l’appréhender et de l’expliquer, jour par jour, tel était et tel est l’objectif des chroniques d’Erik Izraelewicz.
Ses commentaires concernant l’actualité économique du jour sont légions. Voilà un extrait de titres des dernières interventions du directeur des rédactions sur le blog de La Tribune, du lundi au vendredi :
« L’Europe dans le piège grec. La Grèce, pays membre de l’euro est en quasi-faillite »
« Le blues des agents généraux. Internet va-t-il signer la mort des agents d’assurances ? »
« Les paramètres de la retraite. La réforme des retraites, ce sera le grand chantier une fois les régionales passées. »
La bourse recule, les déficits se creusent, les fusions se multiplient, des nouvelles puissances émergent, les nouvelles technologies perturbent notre environnement, etc. Chaque jour, Erik Izraelewicz, réagit à l’actualité. Avec clarté et conviction il nous met sous nos yeux ce qui compte. Ce sont d’abord les faits qu’il faut regarder tels qu’ils sont avant d’en débattre.
Prix Aujourd'hui pour son oeuvre "Quand la Chine change le monde" Éditions Grasset, Paris, 2005.
La Chine s’est réveillée, le monde tremble. Jamais, dans l’histoire économique, une nation aussi grande (1,3 milliard d’habitants) n’avait connu une croissance aussi forte (8% par an) pendant une période aussi longue (vingt-cinq ans). Cette réussite devrait rassurer : elle inquiète. En un quart de siècle, le monde a changé la Chine. Aujourd’hui, la Chine change le monde. Demain, elle sera, peut-être, la première puissance économique devant les Etats-Unis... [L'éditeur]
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Les interviews de l'Observatoire
La conférence avec Jean Bothorel est annulée et remplacée par un nouveau thème : "Les correspondants des grands médias nationaux" avec Thierry Cabannes de TF1 Nantes, Florence Pagneux de La Croix, Alain Lebot de l'agence Gamma, et avec la participation de Pierre-Yves Leroux. Il représent pas seulement la radio, mais comme il dit : "les synergies pluri-médias", dont il est l'un des précurseurs du groupe RMC-BFM TV.
Les interviews de l'Observatoire
« Nous vivons dans une société où il y a trop de censeurs, où la liberté n’est plus une valeur dominante. La liberté d’expression est démembrée d’une manière dévastatrice ! »
Ainsi s’exprimait récemment devant l’Observatoire universitaire des médias de Nantes, Philippe Bilger , magistrat et essayiste, avocat général à la cour d’appel de Paris, qui intervient souvent dans les médias et à travers son blog « justice au singulier » où il s’exprime avec une grande liberté et beaucoup de talents sur de multiples sujets d’actualité. Ce qu’il n’a pas manqué de faire en s’exprimant sur le thème de La judiciarisation de la pensée, un danger pour la démocratie.
Un sujet qu’il a empoigné avec une grande passion. « A peine une parole est-elle prononcée dans l’espace public que la menace de poursuite est aussitôt dégainée. La liberté d’expression est démembrée de manière dévastatrice. A cela au moins trois raisons.
D’abord le statut de la victime, dont le rôle est devenu impérieux et central. Fonder la liberté d’expression sur le statut, la douleur et la qualité des victimes peut être aimable sur le plan du cœur mais dévastateur sur le plan républicain.
Ensuite tout le monde n’a pas le droit de parler de tout. Il me semble qu’aujourd’hui nous nous préoccupons moins de la justesse d’un propos que de savoir s’il est décent ou non. Avant de s’exprimer librement il faut accepter de passer sous les fourches caudines maniées par ceux qui détiennent les secrets de la pensée correcte. Il est dangereux de considérer un propos sous l’angle de la bienséance avant de déterminer s’il est juste ou s’il ne l’est pas.
Enfin dans cette société aseptisée, il n’y a plus d’effervescence républicaine. La liberté d’expression ne semble plus être une exigence collective indiscutable, un facteur d’unité sociale et un lien démocratique. Au lieu de cela on saisit la justice, même Eric Zémour réputé pour sa liberté d’expression dans les médias n’échappe pas à ce travers ! Par exemple, la loi Gayssot est importante, mais je crois qu’elle constitue une régression considérable : condamner un mensonge au silence revient à lui offrir l’impunité, une séduction trouble et dangereuse ».
A la judiciarisation de la pensée, Philippe Bilger préfère l’affrontement civique des opinions et des idées, ce qui nécessiterait de la part des médias qu’ils sortent du convenu, de l’approximation ou de la dérision faussement audacieuse pour faire entendre la parole plurielle d’une société aujourd’hui sans voix.
Philippe Bilger a publié récemment Etats d’âme et de droit Ed. Le Cherche-Midi 2009 et avec Roland Agret Faut-il juger les juges ? Ed.Mordicus 2009
Recueillis par Jean-Claude Charrier ( Observatoire universitaire des médias – Nantes)
Les interviews de l'Observatoire
Les grands médias, culture ou déculturation ? C'est le thème de la prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias avec Jean Bothorel le 15 janvier au CCO
Riche d’une grande expérience de journaliste, à L’ Expansion et à la Vie Catholique, d’ éditorialiste au Matin de Paris et au Figaro et directeur de la Revue des deux mondes de 1991 à 1995, Jean Bothorel, est aussi un écrivain, auteur d’entretiens et de biographies remarquées : Mendès-France, Louise de Vilmorin, Raymond Barre, Théo Klein, ainsi que de grands patrons , Ernest-Antoine Seillière, Vincent Bolloré, François Pinault. D’origine bretonne, très attaché à cette région, il a été le premier rédacteur en chef de Bretagne Magazine.
Son dernier ouvrage Chers imposteurs ( Ed.Fayard 2008 ), est un pamphlet contre quelques intellectuels médiatisés qu’il connait bien, Bernard –Henri Lévy, Philippe Sollers, Michel Onfray. Il dresse aussi un portrait de Nicolas Sarkosy « Premier président totalement formé et formaté par le médium audiovisuel ».
Les grands médias : culture ou déculturation ? Ce sera le thème de la conférence débat organisée par l’Observatoire universitaire des médias et animée par Jean Bothorel, le vendredi 15 janvier au CCO place Bretagne à Nantes de 14 h30 à 16 h.
Entrée payante pour les non-abonnés.
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Conférence de l'Observatoire universitaire des médias : 19/03/2010
Jean Bothorel, journaliste et écrivain...06/03/2010
