Vendredi 9 avril 2010 conférence débat à l'Observatoire universitaire des médias avec
Roger Chinaud, homme de l'ombre de la Ve République


Roger Chinaud invité de l'OUM
L’odeur de la politique

« … et avec qui j’ai tenté de partager mon amour de la vie ». C’est ainsi que Roger Chinaud termine sa dédicace dans son dernier ouvrage : « De Giscard à Sarkozy ».
De façon très élégante et éloquente en même temps, Roger Chinaud, nous raconte avec légèreté ses (més-)aventures giscardiennes, restant en même temps un analyste lucide de son temps. Les yeux fixés vers le public dans la salle, toujours un sourire sur ses lèvres, ses deux mains fermes saisissent le micro comme un havre de paix. Evitant ainsi de les porter, comme dans un jeu de pantomime, une fois au nez, une fois aux yeux ou encore à la bouche. Tout de suite mis très à l’aise par Jean Amyot D’Inville et Claude Salmon, Roger Chinaud, répond aux questions concernant sa carrière de « ministre » : Après des études de droit, il milita dans le fédéralisme européen (Nord et Paris). Il entra au Conseil des Communes d’Europe en 1958 (sic!), délégué général du Mouvement national des élus locaux en 1961, et bien d’autres missions jusqu’en 1966. Attiré par la politique et déjà giscardien, il entra au secrétariat général de la Fédération nationale des Républicains Indépendants. Secrétaire politique en 1968. Membre de la section des finances du Conseil économique et social en 1970. Élu en 1973 aux élections législatives dans le 18e arrondissement de Paris. Président du groupe des Républicains Indépendants de l’Assemblée nationale en 1975. Dès lors et pendant une vingtaine d’années, Roger Chinaud sera le dirigeant parisien le plus en vue de cette formation.
Légions sont ses anecdotes concernant des réponses qui se retrouvent veuves des ses questions. Les inévitables « rumeurs » avec leur mécanique si mesquine, propres au monde de la politique prospèrent et se développent apparemment sans avoir une véritable source ou racine. Un «perpetum mobile» qui ne sert à rien d’autre qu’à démolir quelqu’un : Chirac le Brutus de V.G.D. en 1981? Mitterrand : les médias donnent plutôt des émotions que des informations ! Sarkozy, s’il se présente aux élections en 2012, aura-t-il des problèmes à cause de la « non vérité » dit dans la presse ? Ségolène : représente-t-elle le vide de la Gauche ? Comme « on dit » ? La libre expression, affirme-t-il, est important. La libre expression entre deux ou plusieurs camps politiques est vitale. Ou encore : «Il faut avoir du courage pour éviter l’inévitable phénomène d’isolation en politique», «Avec partage et solidarité atteindre la grande vision des choses», «Savoir dans quel sens diriger la politique et donner la lumière de temps», «C’est le rapport entre les hommes qui donne la chair».
Roger Chinaud, le conseiller le plus important de Valéry Giscard D’Estaing, fin connaisseur de la politique française, chasseur de têtes dans la politique, a constaté que désormais l’information est devenue une marchandise ordinaire. Périssables comme d’autres produits. Pire. En mentionnant quelques chaines télévisées ou des émetteurs radio ou encore citant la presse écrite, il affirme qu’on ne retrouve plus de «vérité» dans le journalisme. Il n’y a plus de véritable grande «plume» dans le monde du journalisme. Et pourtant, il évoque un temps où la presse propageait la «vérité», l’Agence France Presse (AFP) était l’Evangile et Le Monde la Bible. Où le Journalisme en majuscule était synonyme de «vérité».
Roger Chinaud montre du doigt, comme peu d’autres, un malaise français d’aujourd’hui : la distorsion entre la politique actuelle et les grandes entreprises et leur impact sur l’opinion publique. Presque chaque groupe français détient aujourd’hui un ou plusieurs médias d’information. Leur vademécum : les français aiment la rumeur et la politique ? Et voilà les rumeurs-commentaires, en passent par des lamentables caricatures. Faut-il interdire : oui, peut-être. En tout cas il faut réserver le temps de parler des choses sérieuses à la télé ou à la radio. Il faut, dit-il, donner directement la parole à la télévion aux politiques, c’est-à-dire : responsabiliser l’information. Revenir à l’information brute, pour éviter toute dénaturation. La «vérité» est une chose dont il faut se battre toute la vie. Roger.

Rédigé par Tommaso Nappo le Dimanche 11 Avril 2010 | Commentaires (0)
Bernard Benhamou, Délégué aux Usages de l’Internet au ministère de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur


La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 29 janvier 2010 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes


L’internet mobile, le nouvel outil pour faciliter la vie quotidienne

Bernard Benhamou, grand défenseur de la neutralité de réseaux a été le Conseiller de la Délégation Française au Sommet des Nations Unies pour la Société de l’Information ainsi que le responsable de la mission: «Internet, École et Famille» auprès du Ministre de l’Enseignement Scolaire et du Ministre délégué à la Famille.
Concepteur d’exposition, expert de projet, conseiller technologique, maître de conférence, responsable de mission, ou encore auteur de rapport, Bernard Benhamou est un architecte de l’Internet.
Internet et géopolitique, Internet et échange gratuit, Internet et souveraineté, les enjeux politiques de l’architecture et la régularisation de l’Internet, les enjeux politiques et technologiques de la mondialisation des réseaux, les infrastructures critiques de l’Internet, Bernard Benhamou est le «Net-Stratège» par excellence.

«Les réseaux constituent la nouvelle morphologie sociale de nos sociétés, et la logique de la mise en réseaux détermine largement les processus de production, d’expérience, de pouvoir et de culture...
Ce qui est nouveau aujourd’hui, c’est le fait que les technologies de l’information fournissent la base de son extension à la société tout entière.» (1)

«Le code (informatique) c’est la loi… et son architecture est politique.» (2)


(1) Manuel Castells : «L’Ère de l’information. La société en réseaux» Paris, Fayard, 1997.
(2) Lawrence Lessig : «Code et autres lois du Cyberespace» New York, Basic Books, 1999

Rédigé par Tommaso Nappo le Dimanche 24 Janvier 2010 | Commentaires (0)

Ci-joint la dernière mouture de la présentation programmée au Conseil de Développement le 1er février prochain. Dans l'attente de vos commentaires, suggestions éventuelles...


apprenant

Rédigé par walter bonomo le Jeudi 7 Janvier 2010 | Commentaires (0)

Amalgamme...osé!


Je cite un passage de la contribution de Frank Louvrier dans Le Monde du 22/8/2009:

<<Son sens et sa valeur reposent sur le caractère singulier et inaliénable d'un témoignage personnel mis à la disposition de tous.Ainsi il en va de même pour l'étudiant révolté des rues de Téhéran que pour l'artiste qui enregistre sa chanson à Paris : l'enjeu est de s'assurer que la vaste diffusion de son message n'étouffe jamais le lien qui l'unit à chacun de ses destinataires (...) Reconnaître le caractère inaliénable d'un témoignage personnel, tel est le sens profond de la réflexion en cours dans Hadopi, qui rayonne bien au delà de l'industrie du disque,jusqu'au sens de notre vie en commun dans une démocratie>>


PS/ Le prix Busiris consacre un homme politique dont la mauvaise foi est exemplaire.
Frank Louvrier l'a obtenu pour une tribune dans Le monde , où il assimile le rôle démocratique d'Internet en Iran , et la nécessité d'adopter Hadopi.



Rédigé par gérard Salouze le Dimanche 15 Novembre 2009 | Commentaires (0)

L'atelier

Chose promise, chose due. Je vous adresse une proposition de texte en vue d'une présentation du Conseil de Développement à la rentrée. Je vous demande votre avis, afin de voir comment mentionner le travail réalisé dans le cadre de l'atelier des médias.


Rédigé par walter bonomo le Mercredi 8 Juillet 2009 | Commentaires (0)
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