Jean Bothorel, journaliste et écrivain
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu : Vendredi 19 mars 2010 de 14h30 à 16h00. Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Les grands médias : culture ou déculturation ?
Jean Bothorel est né à Plouvien (Finistère) le 12 mai 1940. Il a fait ses études secondaires au Likès à Quimper. Diplômé de sciences politiques, il entre au cabinet de Raymond Marcellin, puis d’Yvon Bourges et prend la direction de «Bretagne Magazine », crée par Yvon Bourges en 1965. Recruté par la branche parisienne du FLB (Front de libération de la Bretagne) au sein duquel il milite de manière active, il est arrête en janvier 1969, alors qu’il cherche à s‘emparer d’un stock d’armes dans une caserne de Nevers. Amnistié fin juin 1969, à la suite des élection, il poursuit une brillante carrière de journaliste et d’écrivain.(1)
Il publie en 1969 chez La Table Ronde un phénoménale pamphlet : «La Bretagne contre Paris ». On lui doit ensuite plusieurs livres biographiques et d’essais politiques.
«Il n’y a plus de discours idéologique ou moral que puissent, aujourd’hui, accepter les citoyens. Leurs exigences sont d’une autre nature… Vous avez sans doute rêvé d’être l’homme d’un renouveau. Rêvé… Quelque chose se prépare qui vous dépasse, et au regard de quoi cette idée de «changement» que l’on brandit ici et là et proprement dérisoire. Quelque chose qui fait que vous devez, malgré vous, malgré tout, parfaire l’évolution amorcée depuis une décennie environ par tous les «Princes» des nations industrialisées…». C’est ainsi que l’auteur interpelle François Mitterrand, et à travers lui, les nouveaux «Princes» des démocraties occidentales.(2)
(1) Voir son autobiographie : «Un terroriste Breton », publié chez Calmann-Lévy en 2001.
(2) Voir un essai sur «le pouvoir ordinaire», intitulé : «Un Prince», Grasset, 1981.
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu : Vendredi 19 mars 2010 de 14h30 à 16h00. Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Les grands médias : culture ou déculturation ?
Jean Bothorel est né à Plouvien (Finistère) le 12 mai 1940. Il a fait ses études secondaires au Likès à Quimper. Diplômé de sciences politiques, il entre au cabinet de Raymond Marcellin, puis d’Yvon Bourges et prend la direction de «Bretagne Magazine », crée par Yvon Bourges en 1965. Recruté par la branche parisienne du FLB (Front de libération de la Bretagne) au sein duquel il milite de manière active, il est arrête en janvier 1969, alors qu’il cherche à s‘emparer d’un stock d’armes dans une caserne de Nevers. Amnistié fin juin 1969, à la suite des élection, il poursuit une brillante carrière de journaliste et d’écrivain.(1)
Il publie en 1969 chez La Table Ronde un phénoménale pamphlet : «La Bretagne contre Paris ». On lui doit ensuite plusieurs livres biographiques et d’essais politiques.
«Il n’y a plus de discours idéologique ou moral que puissent, aujourd’hui, accepter les citoyens. Leurs exigences sont d’une autre nature… Vous avez sans doute rêvé d’être l’homme d’un renouveau. Rêvé… Quelque chose se prépare qui vous dépasse, et au regard de quoi cette idée de «changement» que l’on brandit ici et là et proprement dérisoire. Quelque chose qui fait que vous devez, malgré vous, malgré tout, parfaire l’évolution amorcée depuis une décennie environ par tous les «Princes» des nations industrialisées…». C’est ainsi que l’auteur interpelle François Mitterrand, et à travers lui, les nouveaux «Princes» des démocraties occidentales.(2)
(1) Voir son autobiographie : «Un terroriste Breton », publié chez Calmann-Lévy en 2001.
(2) Voir un essai sur «le pouvoir ordinaire», intitulé : «Un Prince», Grasset, 1981.
Jean Bothorel, journaliste et écrivain
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu : Vendredi 19 mars 2010 de 14h30 à 16h00. Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Les grands médias : culture ou déculturation ?
Jean Bothorel est né à Plouvien (Finistère) le 12 mai 1940. Il a fait ses études secondaires au Likès à Quimper. Diplômé de sciences politiques, il entre au cabinet de Raymond Marcellin, puis d’Yvon Bourges et prend la direction de «Bretagne Magazine », crée par Yvon Bourges en 1965. Recruté par la branche parisienne du FLB (Front de libération de la Bretagne) au sein duquel il milite de manière active, il est arrête en janvier 1969, alors qu’il cherche à s‘emparer d’un stock d’armes dans une caserne de Nevers. Amnistié fin juin 1969, à la suite des élection, il poursuit une brillante carrière de journaliste et d’écrivain.(1)
Il publie en 1969 chez La Table Ronde un phénoménale pamphlet : «La Bretagne contre Paris ». On lui doit ensuite plusieurs livres biographiques et d’essais politiques.
«Il n’y a plus de discours idéologique ou moral que puissent, aujourd’hui, accepter les citoyens. Leurs exigences sont d’une autre nature… Vous avez sans doute rêvé d’être l’homme d’un renouveau. Rêvé… Quelque chose se prépare qui vous dépasse, et au regard de quoi cette idée de «changement» que l’on brandit ici et là et proprement dérisoire. Quelque chose qui fait que vous devez, malgré vous, malgré tout, parfaire l’évolution amorcée depuis une décennie environ par tous les «Princes» des nations industrialisées…». C’est ainsi que l’auteur interpelle François Mitterrand, et à travers lui, les nouveaux «Princes» des démocraties occidentales.(2)
(1) Voir son autobiographie : «Un terroriste Breton », publié chez Calmann-Lévy en 2001.
(2) Voir un essai sur «le pouvoir ordinaire», intitulé : «Un Prince», Grasset, 1981.
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu : Vendredi 19 mars 2010 de 14h30 à 16h00. Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Les grands médias : culture ou déculturation ?
Jean Bothorel est né à Plouvien (Finistère) le 12 mai 1940. Il a fait ses études secondaires au Likès à Quimper. Diplômé de sciences politiques, il entre au cabinet de Raymond Marcellin, puis d’Yvon Bourges et prend la direction de «Bretagne Magazine », crée par Yvon Bourges en 1965. Recruté par la branche parisienne du FLB (Front de libération de la Bretagne) au sein duquel il milite de manière active, il est arrête en janvier 1969, alors qu’il cherche à s‘emparer d’un stock d’armes dans une caserne de Nevers. Amnistié fin juin 1969, à la suite des élection, il poursuit une brillante carrière de journaliste et d’écrivain.(1)
Il publie en 1969 chez La Table Ronde un phénoménale pamphlet : «La Bretagne contre Paris ». On lui doit ensuite plusieurs livres biographiques et d’essais politiques.
«Il n’y a plus de discours idéologique ou moral que puissent, aujourd’hui, accepter les citoyens. Leurs exigences sont d’une autre nature… Vous avez sans doute rêvé d’être l’homme d’un renouveau. Rêvé… Quelque chose se prépare qui vous dépasse, et au regard de quoi cette idée de «changement» que l’on brandit ici et là et proprement dérisoire. Quelque chose qui fait que vous devez, malgré vous, malgré tout, parfaire l’évolution amorcée depuis une décennie environ par tous les «Princes» des nations industrialisées…». C’est ainsi que l’auteur interpelle François Mitterrand, et à travers lui, les nouveaux «Princes» des démocraties occidentales.(2)
(1) Voir son autobiographie : «Un terroriste Breton », publié chez Calmann-Lévy en 2001.
(2) Voir un essai sur «le pouvoir ordinaire», intitulé : «Un Prince», Grasset, 1981.
Philippe Bilger, magistrat français
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 18 décembre 2009 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Médias et justice : la judiciarisation de la pensée, un danger pour la démocratie
Chevalier de la légion d’honneur, Philippe Bilger est né le 31 août 1943 à Metz, ancienne capitale du royaume d’Austrasie et berceau de la dynastie carolingienne.
« Le Droit de la presse », « Le Guignol et le Magistrat », « Arrêt de mort », « Plaidoyer pour une presse décriée », « Pour l’honneur de la Justice », « J’ai le droit de tout dire », « États d’âme et de droit », sont les titres de ses publications depuis 2003. Œuvres dans lesquelles Philippe Bilger aborde en toute autonomie les sujets que sa sensibilité d’homme, sa curiosité de citoyen docte, sa passion d’avocat général près de la cour d’appel de Paris et son talent de polémiste l’ont incité à les mettre sur la place publique.
Messin de naissance, comme par ailleurs le « poète-fonctionnaire » Paul Verlaine, il débute sa carrière dans la magistrature en 1970. Juge d’instruction à Lille en 1972, substitut à Bobigny en 1976 puis à Paris en 1982, il y poursuit sa carrière comme avocat général hors hiérarchie depuis 1999.
Philippe Bilger intervient fréquemment en matières politiques ou de justice, dans les médias ou à travers son blog. À lire absolument sa dernière note : « Chantons sous la crise ».
Rien de ce qui est démocratique ne lui est étranger et aucun ridicule n’échappe à sa plume acerbe. Il essaye toujours, sans s’épargner, d’aller au plus vrai sur le monde politique, médiatique, judiciaire et intellectuel, sans jamais céder à l’autosatisfaction.
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 18 décembre 2009 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Médias et justice : la judiciarisation de la pensée, un danger pour la démocratie
Chevalier de la légion d’honneur, Philippe Bilger est né le 31 août 1943 à Metz, ancienne capitale du royaume d’Austrasie et berceau de la dynastie carolingienne.
« Le Droit de la presse », « Le Guignol et le Magistrat », « Arrêt de mort », « Plaidoyer pour une presse décriée », « Pour l’honneur de la Justice », « J’ai le droit de tout dire », « États d’âme et de droit », sont les titres de ses publications depuis 2003. Œuvres dans lesquelles Philippe Bilger aborde en toute autonomie les sujets que sa sensibilité d’homme, sa curiosité de citoyen docte, sa passion d’avocat général près de la cour d’appel de Paris et son talent de polémiste l’ont incité à les mettre sur la place publique.
Messin de naissance, comme par ailleurs le « poète-fonctionnaire » Paul Verlaine, il débute sa carrière dans la magistrature en 1970. Juge d’instruction à Lille en 1972, substitut à Bobigny en 1976 puis à Paris en 1982, il y poursuit sa carrière comme avocat général hors hiérarchie depuis 1999.
Philippe Bilger intervient fréquemment en matières politiques ou de justice, dans les médias ou à travers son blog. À lire absolument sa dernière note : « Chantons sous la crise ».
Rien de ce qui est démocratique ne lui est étranger et aucun ridicule n’échappe à sa plume acerbe. Il essaye toujours, sans s’épargner, d’aller au plus vrai sur le monde politique, médiatique, judiciaire et intellectuel, sans jamais céder à l’autosatisfaction.
L'agenda
Michèle Cotta, journaliste, écrivain et directrice générale de JLA Holding
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 4 décembre 2009 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
30 ans de responsabilité des grands médias audiovisuels français : avons-nous progressé ?
Licenciée en lettres, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur ès sciences politiques et journaliste de carrière, elle reste une des femmes dont on parle le plus en France, et pour une fois précisément parce qu’elle a toujours du pouvoir.
Comme PDG de Radio France, elle y acquiert une formidable réputation d’efficacité. Interrogée à l’époque par « F. Magazine », elle défend l’activité professionnelle des femmes au nom de l’intérêt et du plaisir de l’action, même si cela lui a coûté affectivement fort cher. « On peut très bien, disait-elle, concilier les enfants et sa carrière, mais pas les hommes, ou plutôt pas « un » homme et sa carrière ». En réalité, sa vie professionnelle et son pouvoir l’ont toujours amusée.
Également, quand elle était présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, a-t-elle eu plus d’influence que de pouvoir ou plus de pouvoir que d’influence ? L’un et l’autre sans doute, surtout lorsqu’elle défend encore une fois l’activité professionnelle des femmes, non pas au nom du misérabilisme économique mais de la joie de l’action sociale : elle était et est en position d’être entendue.
Comme elle est une femme de pouvoir, elle peut exprimer tout haut ce que tout le monde veut cacher : le pouvoir, quand il ne dégénère pas, n’est ni ennuyeux, ni ignoble.
Michèle Cotta est directrice générale de la JLA Holding, groupe audiovisuel fondé par Jean-Luc Azoulay, issu de la scission de AB Productions en juillet 1999.
L’actuelle enseignante à l’École de journalisme de sciences politiques, vient d’achever ses cahiers secrets :
Michèle Cotta : Cahiers secrets de la Ve République. Tomes 1-3, 1965-1997. Éditions Fayard, Paris, 2007-2009. [TN]
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu :
Vendredi 4 décembre 2009 de 14h30 à 16h00
Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
30 ans de responsabilité des grands médias audiovisuels français : avons-nous progressé ?
Licenciée en lettres, diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, docteur ès sciences politiques et journaliste de carrière, elle reste une des femmes dont on parle le plus en France, et pour une fois précisément parce qu’elle a toujours du pouvoir.
Comme PDG de Radio France, elle y acquiert une formidable réputation d’efficacité. Interrogée à l’époque par « F. Magazine », elle défend l’activité professionnelle des femmes au nom de l’intérêt et du plaisir de l’action, même si cela lui a coûté affectivement fort cher. « On peut très bien, disait-elle, concilier les enfants et sa carrière, mais pas les hommes, ou plutôt pas « un » homme et sa carrière ». En réalité, sa vie professionnelle et son pouvoir l’ont toujours amusée.
Également, quand elle était présidente de la Haute Autorité de la communication audiovisuelle, a-t-elle eu plus d’influence que de pouvoir ou plus de pouvoir que d’influence ? L’un et l’autre sans doute, surtout lorsqu’elle défend encore une fois l’activité professionnelle des femmes, non pas au nom du misérabilisme économique mais de la joie de l’action sociale : elle était et est en position d’être entendue.
Comme elle est une femme de pouvoir, elle peut exprimer tout haut ce que tout le monde veut cacher : le pouvoir, quand il ne dégénère pas, n’est ni ennuyeux, ni ignoble.
Michèle Cotta est directrice générale de la JLA Holding, groupe audiovisuel fondé par Jean-Luc Azoulay, issu de la scission de AB Productions en juillet 1999.
L’actuelle enseignante à l’École de journalisme de sciences politiques, vient d’achever ses cahiers secrets :
Michèle Cotta : Cahiers secrets de la Ve République. Tomes 1-3, 1965-1997. Éditions Fayard, Paris, 2007-2009. [TN]
Une question de caractère
Natif d’Auray, dans le Morbihan, Philippe Gildas comptait bien se retirer sur le port de Saint-Goustan… le plus tard possible. Car Philippe, encore jeune quadragénaire, nous sommes dans les années ’70, aussi doué pour le journalisme que pour l’animation, a encore une longue carrière devant lui.
Animateur-présentateur solide, vif, drôle, travailleur acharné de « La tête et les jambes » ou « Faites vos prix » à la télé comme à la radio, il réussit brillamment sans pour autant se prendre au sérieux. Question de caractère.
L’ex-directeur de l’information Radio-Luxembourg se raconte lui même: « À deux heures du matin déjà, j’étais là. Depuis, il ne s’est jamais passé deux années (sauf à la télé) sans que je ne retrouve ces horaires matinaux. Et ce, pour une raison bien simple : c’est la tranche qui a le plus changé, et qui a pris le plus d’importance. De toutes manières, je ne connais personne qui ait fait carrière à la radio, sans « assurer » le matin ».
À la demande de Gicquel, il devint sur France Inter le premier véritable journaliste à présenter les journaux et les programmes et d’être rédacteur en chef, tout en peuplant l’antenne, trois heures durant. S’il s’est retrouvé en demeure d’aller lui-même « au charbon », c’est justement parce qu’il fallait quelqu’un capable d’occuper le micro sans « blancs » dans la conversation.
Grâce à Philippe Gildas, on s’est aperçu que la notion d’animateur, sous entendu de « saltimbanque » n’était pas incompatible avec celle du journaliste. « En fait, on peut parfaitement rire jusqu’à 8 heures moins une. Et soixante seconde plus tard, assimiler les « infos » et l’éditorial d’Étienne Mougeotte. Le matin, l’heure et la météo exceptées, on pourrait presque tout supprimer ! ».
À Europe 1, il rencontre sa future femme, Maryse. Elle lui aide à vaincre sa timidité (sic !) et à rajeunir son look un peu démodé.
Gildas version ’90 se révèle dans « Nulle part ailleurs ». Bon enfant, il se prête aux quolibets d’Antoine de Caunes et quelquefois aux satires des guignols de l’info.
Signes particuliers d’aujourd’hui ? Un extrait : Il créa « VIVOLTA », tout en restant membre du CIJAC ? Le Club International des Journalistes Amateurs de Cigares. Il n’aime toujours pas qu’on lui mente et qu’on le prenne pour un imbécile. Et le brushing ? Toujours parfait ? Pardon : « FORMIDABLE » (1)
(1) Source : Archives Biographiques Françaises. Deuxième Série et Archives Biographiques Françaises jusqu’à 1999/KG Saur Verlag München.
Natif d’Auray, dans le Morbihan, Philippe Gildas comptait bien se retirer sur le port de Saint-Goustan… le plus tard possible. Car Philippe, encore jeune quadragénaire, nous sommes dans les années ’70, aussi doué pour le journalisme que pour l’animation, a encore une longue carrière devant lui.
Animateur-présentateur solide, vif, drôle, travailleur acharné de « La tête et les jambes » ou « Faites vos prix » à la télé comme à la radio, il réussit brillamment sans pour autant se prendre au sérieux. Question de caractère.
L’ex-directeur de l’information Radio-Luxembourg se raconte lui même: « À deux heures du matin déjà, j’étais là. Depuis, il ne s’est jamais passé deux années (sauf à la télé) sans que je ne retrouve ces horaires matinaux. Et ce, pour une raison bien simple : c’est la tranche qui a le plus changé, et qui a pris le plus d’importance. De toutes manières, je ne connais personne qui ait fait carrière à la radio, sans « assurer » le matin ».
À la demande de Gicquel, il devint sur France Inter le premier véritable journaliste à présenter les journaux et les programmes et d’être rédacteur en chef, tout en peuplant l’antenne, trois heures durant. S’il s’est retrouvé en demeure d’aller lui-même « au charbon », c’est justement parce qu’il fallait quelqu’un capable d’occuper le micro sans « blancs » dans la conversation.
Grâce à Philippe Gildas, on s’est aperçu que la notion d’animateur, sous entendu de « saltimbanque » n’était pas incompatible avec celle du journaliste. « En fait, on peut parfaitement rire jusqu’à 8 heures moins une. Et soixante seconde plus tard, assimiler les « infos » et l’éditorial d’Étienne Mougeotte. Le matin, l’heure et la météo exceptées, on pourrait presque tout supprimer ! ».
À Europe 1, il rencontre sa future femme, Maryse. Elle lui aide à vaincre sa timidité (sic !) et à rajeunir son look un peu démodé.
Gildas version ’90 se révèle dans « Nulle part ailleurs ». Bon enfant, il se prête aux quolibets d’Antoine de Caunes et quelquefois aux satires des guignols de l’info.
Signes particuliers d’aujourd’hui ? Un extrait : Il créa « VIVOLTA », tout en restant membre du CIJAC ? Le Club International des Journalistes Amateurs de Cigares. Il n’aime toujours pas qu’on lui mente et qu’on le prenne pour un imbécile. Et le brushing ? Toujours parfait ? Pardon : « FORMIDABLE » (1)
(1) Source : Archives Biographiques Françaises. Deuxième Série et Archives Biographiques Françaises jusqu’à 1999/KG Saur Verlag München.
Prochain invité
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Conférence de l'Observatoire universitaire des médias : 19/03/2010
Jean Bothorel, journaliste et écrivain...06/03/2010
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