Une question de caractère
Natif d’Auray, dans le Morbihan, Philippe Gildas comptait bien se retirer sur le port de Saint-Goustan… le plus tard possible. Car Philippe, encore jeune quadragénaire, nous sommes dans les années ’70, aussi doué pour le journalisme que pour l’animation, a encore une longue carrière devant lui.
Animateur-présentateur solide, vif, drôle, travailleur acharné de « La tête et les jambes » ou « Faites vos prix » à la télé comme à la radio, il réussit brillamment sans pour autant se prendre au sérieux. Question de caractère.
L’ex-directeur de l’information Radio-Luxembourg se raconte lui même: « À deux heures du matin déjà, j’étais là. Depuis, il ne s’est jamais passé deux années (sauf à la télé) sans que je ne retrouve ces horaires matinaux. Et ce, pour une raison bien simple : c’est la tranche qui a le plus changé, et qui a pris le plus d’importance. De toutes manières, je ne connais personne qui ait fait carrière à la radio, sans « assurer » le matin ».
À la demande de Gicquel, il devint sur France Inter le premier véritable journaliste à présenter les journaux et les programmes et d’être rédacteur en chef, tout en peuplant l’antenne, trois heures durant. S’il s’est retrouvé en demeure d’aller lui-même « au charbon », c’est justement parce qu’il fallait quelqu’un capable d’occuper le micro sans « blancs » dans la conversation.
Grâce à Philippe Gildas, on s’est aperçu que la notion d’animateur, sous entendu de « saltimbanque » n’était pas incompatible avec celle du journaliste. « En fait, on peut parfaitement rire jusqu’à 8 heures moins une. Et soixante seconde plus tard, assimiler les « infos » et l’éditorial d’Étienne Mougeotte. Le matin, l’heure et la météo exceptées, on pourrait presque tout supprimer ! ».
À Europe 1, il rencontre sa future femme, Maryse. Elle lui aide à vaincre sa timidité (sic !) et à rajeunir son look un peu démodé.
Gildas version ’90 se révèle dans « Nulle part ailleurs ». Bon enfant, il se prête aux quolibets d’Antoine de Caunes et quelquefois aux satires des guignols de l’info.
Signes particuliers d’aujourd’hui ? Un extrait : Il créa « VIVOLTA », tout en restant membre du CIJAC ? Le Club International des Journalistes Amateurs de Cigares. Il n’aime toujours pas qu’on lui mente et qu’on le prenne pour un imbécile. Et le brushing ? Toujours parfait ? Pardon : « FORMIDABLE » (1)
(1) Source : Archives Biographiques Françaises. Deuxième Série et Archives Biographiques Françaises jusqu’à 1999/KG Saur Verlag München.
Natif d’Auray, dans le Morbihan, Philippe Gildas comptait bien se retirer sur le port de Saint-Goustan… le plus tard possible. Car Philippe, encore jeune quadragénaire, nous sommes dans les années ’70, aussi doué pour le journalisme que pour l’animation, a encore une longue carrière devant lui.
Animateur-présentateur solide, vif, drôle, travailleur acharné de « La tête et les jambes » ou « Faites vos prix » à la télé comme à la radio, il réussit brillamment sans pour autant se prendre au sérieux. Question de caractère.
L’ex-directeur de l’information Radio-Luxembourg se raconte lui même: « À deux heures du matin déjà, j’étais là. Depuis, il ne s’est jamais passé deux années (sauf à la télé) sans que je ne retrouve ces horaires matinaux. Et ce, pour une raison bien simple : c’est la tranche qui a le plus changé, et qui a pris le plus d’importance. De toutes manières, je ne connais personne qui ait fait carrière à la radio, sans « assurer » le matin ».
À la demande de Gicquel, il devint sur France Inter le premier véritable journaliste à présenter les journaux et les programmes et d’être rédacteur en chef, tout en peuplant l’antenne, trois heures durant. S’il s’est retrouvé en demeure d’aller lui-même « au charbon », c’est justement parce qu’il fallait quelqu’un capable d’occuper le micro sans « blancs » dans la conversation.
Grâce à Philippe Gildas, on s’est aperçu que la notion d’animateur, sous entendu de « saltimbanque » n’était pas incompatible avec celle du journaliste. « En fait, on peut parfaitement rire jusqu’à 8 heures moins une. Et soixante seconde plus tard, assimiler les « infos » et l’éditorial d’Étienne Mougeotte. Le matin, l’heure et la météo exceptées, on pourrait presque tout supprimer ! ».
À Europe 1, il rencontre sa future femme, Maryse. Elle lui aide à vaincre sa timidité (sic !) et à rajeunir son look un peu démodé.
Gildas version ’90 se révèle dans « Nulle part ailleurs ». Bon enfant, il se prête aux quolibets d’Antoine de Caunes et quelquefois aux satires des guignols de l’info.
Signes particuliers d’aujourd’hui ? Un extrait : Il créa « VIVOLTA », tout en restant membre du CIJAC ? Le Club International des Journalistes Amateurs de Cigares. Il n’aime toujours pas qu’on lui mente et qu’on le prenne pour un imbécile. Et le brushing ? Toujours parfait ? Pardon : « FORMIDABLE » (1)
(1) Source : Archives Biographiques Françaises. Deuxième Série et Archives Biographiques Françaises jusqu’à 1999/KG Saur Verlag München.
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