Les médias et nous
S’il fallait trouver des preuves du conformisme, voire d’une certaine forme de paresse intellectuelle d’une majorité de journalistes des grands médias, une nouvelle illustration nous a été donnée avec le décès ces derniers jours, de Roger Gicquel. Combien de fois a-t-on entendu la « nécro » de Roger Gicquel, limitée à une petite phrase prononcée à propos d’un meurtre crapuleux d’enfant, en ouverture du JT de 20h de TF1 le 18 février 1976 « La France a peur. » Fermer le ban !
Pourtant si l’on veut « mettre en perspective » comme l’on dit souvent à propos de la valeur ajoutée apportée par les journalistes, il aurait fallu, au minimum, ajouter que Roger Gicquel a marqué de son passage la présentation du 20 h par l’importance donnée au commentaire, l’apparition d’un mini éditorial en démarrage du JT. En ce sens la petite phrase devenue célèbre, n’avait pas pour but d’affoler les auditeurs mais de mettre en garde contre les risques de justice expéditive liée à la peur suscitée par les meurtres d’enfants. Nuance !
Les médias et nous
Imperméable au modernisme, le Canard enchaîné, ses dessinateurs et ses journalistes - les mieux payés de la presse écrite dit-on - montrent que la presse papier n'est pas forcément condamnée.
Une conférence débat dans la simplicité, la sincérité et la bonne humeur, avec René Pétillon dessinateur au Canard et auteur de BD d'actualité qui connaissent un grand succès.
La prochaine conférence de l’Observatoire universitaire des médias aura lieu : Vendredi 19 mars 2010 de 14h30 à 16h00. Centre de Communication de l’Ouest (CCO) Tour de Bretagne, Nantes
Les grands médias : culture ou déculturation ?
Jean Bothorel est né à Plouvien (Finistère) le 12 mai 1940. Il a fait ses études secondaires au Likès à Quimper. Diplômé de sciences politiques, il entre au cabinet de Raymond Marcellin, puis d’Yvon Bourges et prend la direction de «Bretagne Magazine », crée par Yvon Bourges en 1965. Recruté par la branche parisienne du FLB (Front de libération de la Bretagne) au sein duquel il milite de manière active, il est arrête en janvier 1969, alors qu’il cherche à s‘emparer d’un stock d’armes dans une caserne de Nevers. Amnistié fin juin 1969, à la suite des élection, il poursuit une brillante carrière de journaliste et d’écrivain.(1)
Il publie en 1969 chez La Table Ronde un phénoménale pamphlet : «La Bretagne contre Paris ». On lui doit ensuite plusieurs livres biographiques et d’essais politiques.
«Il n’y a plus de discours idéologique ou moral que puissent, aujourd’hui, accepter les citoyens. Leurs exigences sont d’une autre nature… Vous avez sans doute rêvé d’être l’homme d’un renouveau. Rêvé… Quelque chose se prépare qui vous dépasse, et au regard de quoi cette idée de «changement» que l’on brandit ici et là et proprement dérisoire. Quelque chose qui fait que vous devez, malgré vous, malgré tout, parfaire l’évolution amorcée depuis une décennie environ par tous les «Princes» des nations industrialisées…». C’est ainsi que l’auteur interpelle François Mitterrand, et à travers lui, les nouveaux «Princes» des démocraties occidentales.(2)
(1) Voir son autobiographie : «Un terroriste Breton », publié chez Calmann-Lévy en 2001.
(2) Voir un essai sur «le pouvoir ordinaire», intitulé : «Un Prince», Grasset, 1981.
Les médias et nous
Ancien journaliste, le député socialiste François Loncle multiplie les questions écrites bien senties à l’adresse des membres du gouvernement. Des questions qui devraient pouvoir inspirer ceux qui se prétendent, eux, toujours journalistes…
De la pure polémique politicienne qui n’apporte strictement rien au débat, diront certains. Certes. Mais François Loncle n’a pas pour seule préoccupation de voir le chef de l’Etat se lancer dans une lecture assidue du Beschrelle et du Littré. Des questions écrites aux membres du gouvernement, il en a formulé plus d’une. Et certaines auraient mérité une réponse (1). Ce qui n’est pas le cas. Ou pas encore le cas, l’espoir fait vivre…
Le député de l’Eure s’est par exemple inquiété auprès du Premier ministre du rôle plus que trouble de Claude Guéant et d’Herni Guaino « pas conforme, selon lui, à l’esprit républicain ». Réponse des services de François Fillon à cette question écrite ? A côté de la plaque. Du coup, Loncle est revenu à la charge en deuxième semaine, au sein de l’hémicycle, lors d’une séance de questions d’actualité : « Je voulais savoir ce que François Fillon pensait des propos de Claude Guéant au sujet des journalistes de France 3 retenus en otage. J’en ai profité pour reposer ma question sur le rôle de Guéant et Guaino parce que je souhaitais savoir qui gouverne. Mais François Fillon a laissé la parole à Bernard Kouchner qui n’a évidemment pas répondu. »
Pour cet ancien président de la Commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale, le comportement de la France hors de ses frontières soulève d’ailleurs d’innombrables questions, là aussi restées malheureusement sans véritable réponse. Quel rôle joue, par exemple, Robert Bourgi « un étrange avocat d’affaires » qui, écrit-il, « endosse le costume d’un ministre bis de la Coopération », « prétend, sur les ondes d’une grande radio, (…) qu’il est le véritable artisan de la politique africaine de notre pays » et « se présente comme le médiateur attitré entre le Président de la République et certains chefs d’Etats africains qui auraient obtenu le renvoi » de Jean-Marie Bockel.
Le 25 février dernier, François Loncle remet le couvert et s’inquiète dans une question écrite au ministre des Affaires étrangères qu’en l’échange de la libération de Pierre Camatte des « terroristes d’Al-Qaida » aient été libérés : il se demande si « cet exemple ne risque pas d’avoir de néfastes conséquences, en incitant les groupes terroristes à multiplier les prises d’otages puisqu’ils seraient assurés d’obtenir satisfaction de leurs revendications. » Judicieuse question à nouveau. Digne d’un journaliste. François Loncle l’a d’ailleurs été par le passé. Ceux qui prétendent l’être aujourd’hui devraient peut-être s’en inspirer et prendre le relais si toutefois cette dernier missive de Loncle devait rester lettre morte…
(1) Pour en savoir plus sur les questions écrites, consulter les pages 88-89 du règlement de l'Assemblée nationale.
Gérald Andrieu - Marianne | Mercredi 3 Mars 2010 à 14:01 | Lu 7271 fois
MOT-CLÉS : bourgi, guaino, guéant, loncle
Les médias et nous
S'appuyant sur une loi de 2008, une communauté de communes d'Ille-et-Vilaine refuse de prendre en charge les déchets des malades du diabète. Une décision qui inquiète malades et pharmaciens.
C'est valable aussi à Nantes. Actuellement, les petits containers jaunes vont dans les poubelles bleues.
Jean-Pierre Lalande, retraité de 61 ans, doit se piquer trois fois par jour. Diabétique depuis deux ans, il jette ses déchets dans une petite boîte jaune étanche. Une fois par mois, il allait à la déchetterie de Sainte-Marie, près de Redon (Ille-et-Vilaine), pour remettre le collecteur et en recevoir un nouveau.
Fin janvier, surprise : la déchetterie refuse de les prendre en charge. Avec sa femme, il fait le tour des hôpitaux et des pharmacies. « Partout, on a refusé de nous les prendre, s'indignent-ils. Et maintenant, qu'est-ce qu'on fait ? On met les déchets à la poubelle ? » Certaines aiguilles sont si fines qu'on ne sent même pas la piqûre. « Si une poubelle tombe et que quelqu'un touche le sac ? », s'inquiète Jean-Pierre Lalande.
Décrets d'application en attente
À la communauté de communes du Pays de Redon, dont dépend la déchetterie, la réponse est catégorique. « La loi du 27 décembre 2008 oblige les pharmacies à prendre les collecteurs », affirme Yvon Mahé, son président. Le hic, c'est que les décrets d'application n'ont pas été publiés. « Leur parution est prévue pour ce début d'année, l'application dans un an », explique la porte-parole de l'Association française des diabétiques.
« En leur absence, nous sommes fondés à refuser les Dasri », affirme Jean-Charles Rochard, secrétaire général du Conseil de l'Ordre des pharmaciens. Une commission multipartite travaille à élaborer une filière avec les fabricants de médicaments. La décision de la communauté de communes « n'est pas illégale », admet Jean-Charles Rochard. Mais, à l'Ordre des pharmaciens, comme à l'AFD, on redoute que « d'autres collectivités exercent ce type de pression ».
La communauté de communes a-t-elle voulu faire des économies ? Sa décision est d'autant plus risquée que la présence de Dasri sur la voie publique constitue « un risque sanitaire », selon l'Ordre national des pharmaciens. Les fonctionnaires territoriaux chargés du ramassage des ordures seraient alors fondés à exercer leur droit de retrait.
Jérôme HERVÉ.
OF internet du 02 mars 2010
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Conférence de l'Observatoire universitaire des médias : 19/03/2010
Jean Bothorel, journaliste et écrivain...06/03/2010

